Fondation
Encan au profit de la Fondation Vie des Arts
Pour la première fois de son histoire, la revue Vie des Arts organise un encan-bénéfice. Quelque 39 œuvres, don de Luc LaRochelle, mécène et collectionneur, seront mises en vente (détails).
Le prix de départ de chaque oeuvre est fixé à 10% de sa valeur marchande.
Œuvre
01
01
NICOLAS GRENIER
Tard, 2004Huile sur panneau de bois
18 x 23 cm
Valeur estimée : 650 $
Prix de départ : 65 $
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Dans cette œuvre, le réalisme des images peintes par Nicolas Grenier rivalise avec celui que proposent le cinéma, la photographie et les technologies informatiques. S’il s’en inspire, il faut reconnaître qu’il le dépasse. Ainsi, dans le portrait intitulé Tard, l’éclairage général du tableau et l’ombre qui voile partiellement le visage et le buste de la jeune femme représentée donnent à sa posture et à son regard masqué l’étrangeté d’une personne qui se sait observée et se sent vulnérable. |
Nicolas Grenier est né en 1982. Il a obtenu son baccalauréat en beaux-arts avec grande distinction de l’Université Concordia en 2004 puis une maîtrise à Los Angeles (États-Unis). Il poursuit ses recherches personnelles sur la figuration en se servant de la photographie et des technologies numériques. Il expose régulièrement ses œuvres, principalement au Québec. Nicolas Grenier est représenté par la Galerie Art Mûr. |
Œuvre
02
02
MICHAEL SMITH
Portrait Duration 1, 2004Huile sur bois
25 x 17 cm
Valeur estimée : 3000 $
Prix de départ : 300 $
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Des empâtements généreux de Michael Smith surgissent des paysages tourmentés, mais aussi des portraits. Les visages que peint Michael Smith ont la particularité de se détacher de la matière et de laisser entrevoir le risque qu’ils pourraient encourir d’y retourner. |
Dans Portrait Duration 1, le personnage qui occupe le centre du tableau ne semble pas être sorti indemne des contingences de l’existence : s’il a donné des coups, il en a sans doute pas mal reçus. Vigoureusement brossé, le fond du panneau d’où sa figure se détache atteste de l’agitation où il évolue encore. Cependant, il est possible de percevoir une attitude méditative qui rend attachant le visage de cet homme, dont les traits témoignent d’une grande détermination à vouloir vivre. |
Œuvre
03
03
MICHAEL SMITH
Portrait Duration 2, 2004Huile sur bois
25 x 17 cm
Valeur estimée : 3000 $
Prix de départ : 300 $
La couleur du fond du tableau Portrait Duration 2 semble avoir déteint sur la peau du visage et du torse de l’homme qui s’avance vers ceux qui le regardent. C’est la couleur d’un incendie : aux tons charbonneux qui se perdent derrière lui, le peintre oppose les stigmates d’une lutte contre le feu qui se lit sur le visage rougeoyant balayé de stries noirâtres. Une fois encore, Michael Smith, avec une grande économie d’effets, impose une image qui magnifie, parmi de multiples lectures possibles, la symbolique du courage.
Œuvre
04
04
MICHAEL SMITH
Portrait Duration 3, 2004Huile sur bois
25 x 17 cm
Valeur estimée : 3000 $
Prix de départ : 300 $
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Avec Portrait Duration 3, voici une figure surgie de la nuit. La pose est celle qu’ont traitée les plus grands peintres. Michael Smith rappelle simplement que les sentiments humains demeurent les mêmes quelles que soient les époques. Dans son style où ses énergiques touches de pâte pétrissent le visage de son personnage, il réussit un classique clair-obscur pour mettre en lumière la compassion, et peut-être l’étonnement, d’un homme dont on ne se lasse pas d’examiner le visage. Originaire de Grande-Bretagne, Michael Smith vit au Québec depuis 1978. Titulaire d’une maîtrise en beaux-arts (Université Concordia, 1983), il mène une carrière d’enseignant et d’artiste. Il a présenté ses œuvres au cours d’expositions individuelles (Montréal, Toronto, Calgary, Bruxelles) et collectives (Taiwan, République tchèque, Allemagne). Ses œuvres font partie de collections muséales importantes : Musée d’art contemporain de Montréal, Musée des beaux-arts de Montréal, Musée national des beaux-arts du Québec, Musée d’art de Joliette. |
Michael Smith est représenté par des galeries implantées dans les principales ville du Canada : Arts 45 (Montréal),Michel Guimond (Québec), Studio 21 Fine Arts (Halifax), Saint-Laurent + Hill (Ottawa), Nicholas Métivier (Toronto), Michael Gibson (London), Trépanier Baer (Calgary). |
Œuvre
05
05
DAVID LAFRANCE
Petit palais 4, 2009Huile sur toile
25 x 30,5 cm
Valeur estimée : 2000 $
Prix de départ : 200 $
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Entre une colline aux herbes un peu ébouriffées et le ciel uni d’une nuit claire, David Lafrance a incrusté un édifice bordé de deux tours qu’il appelle Petit palais. Il est isolé en rase campagne. Le tout forme un paysage de fantaisie. Est-il vrai ? Est-il imaginaire ? Ce n’est pas important. Ce qui compte, c’est qu’il suscite des rêves à celles et ceux qui l’observent : qui habite ce palais ? Depuis combien de temps ? Il n’y a pas de route, mais alors quel chemin emprunter pour s’y rendre ? |
David Lafrance a suivi sa formation à l’Université Concordia, où il obtient son baccalauréat en peinture et dessin en 2001. Récipiendaire du prix Guido Molinari décerné par Concordia, il sera également honoré à trois reprises par le Conseil des arts et lettres du Québec. Peintre – mais aussi graveur, sculpteur et musicien –, l’artiste participe depuis plus de 10 ans à de nombreuses expositions tant individuelles que collectives. Ses œuvres sont présentes dans des collections publiques et corporatives : Cirque du Soleil, Mouvement Desjardins, Loto-Québec, Fondation Montmart à Paris… David Lafrance est représenté par la Galerie Dominique Bouffard. |
Œuvre
06
06
BARRY ALLIKAS
The Ghost of the Painter of Modern Life, 2004Acrylique sur toile
45,7 x 40,5 cm
Valeur estimée : 3000 $
Prix de départ : 300 $
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Voici un tableau blanc. Précisément, il est recouvert d’une peinture blanche. C’est un tableau monochrome blanc. Mais pas uniformément blanc. En effet, sous un certain angle, on peut percevoir des stries blanches qui hantent la surface de la toile. Le titre de l’œuvre indique clairement les intentions de l’artiste. Il a peint un fantôme. Pas le fantôme d’un peintre de l’art moderne, mais celui du peintre de la vie moderne. Cette nuance recouvre la vie du linge plus blanc, des faïences immaculées, des nuits et des pages blanches, des blancs de mémoire... Il s’agit à la fois d’une critique narquoise de l’espace pictural et une contestation impétueuse de l’absolu du monochrome le plus référentiel : le blanc. |
Barry Allikas est diplômé en cinéma du collège Dawson, à Montréal. Il a également été en résidence au Banff Centre for the Fine Arts, à Banff (Alberta). De nombreuses expositions solo, principalement à Montréal, Toronto et Ottawa, ainsi que des expositions collectives (New York, Mexico, Berlin) jalonnent sa carrière depuis près de 30 ans. Des collections de prestige (Caisse de dépôt et placement du Québec, Crédit Lyonnais, Banque d’art du Conseil des arts du Canada…) comptent des œuvres de cet artiste montréalais né en 1952. |
Œuvre
07
07
MICHAEL MERRILL
Sans titre de la série des Studio Floors, non datée (circa 1998)Huile sur panneau
27,3 x 23,5 cm
Valeur estimée : 4000 $
Prix de départ : 400 $
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Michael Merrill est un peintre polyvalent : figuratif, abstrait. Son environnement immédiat, en l’occurrence son atelier, lui fournit d’excellents prétextes pour produire des tableaux variés. Ce Sans titre tiré de sa série Studio Floors en atteste. L’artiste s’offre la liberté de produire une abstraction gestuelle dans la gamme des blancs et des gris pour le pur plaisir de déjouer la surface plane du panneau, sans doute originellement couché sur le sol. Ses désinvoltes volutes désormais grimperont le long du mur où le tableau sera accroché en attendant peut-être un jour de taquiner un plafond. |
L’artiste montréalais Michael Merrill étudie, de 1972 à 1975, à l’École d’art et design du Musée des beaux-arts de Montréal. Dès 1976, il obtient une reconnaissance du Conseil des arts du Canada suivie, de 1983 à 2009, par 16 autres prix ou bourses émanant du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts de l’Ontario et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Michael Merrill a participé à la Triennale québécoise, en 2008. On peut voir ses œuvres au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée des beaux-arts de Montréal, au Musée d’art contemporain de Montréal, ainsi que dans des collections corporatives et privées. Michael Merrill est représenté par la Galerie Roger Bellemarre. |
Œuvre
08
08
JOHN HEWARD
Sans titre (« the »), 2003Eau-forte, tirage H.C. 3/3
20 x 20 cm (feuille)
Valeur estimée : 250 $
Prix de départ : 25 $
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Grattage ? Graphie ? Micrograffiti ? Comme la plupart des œuvres de John Heward, l’eau-forte Sans titre est difficile à définir. Cette miniature se pose comme une énigme, comme un défi à la sagacité de ses observateurs. « Ces objets sont conçus pour agir comme points de concentration, comme champs pour les polarités de la croissance et de la pourriture, de la formation et de la destruction », signale l’artiste. |
Présent sur la scène artistique depuis plus de 40 ans (il est né à Montréal en 1934), John Heward expose au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Chine. Après des études en histoire et littérature, il se consacre entièrement à l’art à la fin des années 1960. Dans les années 1990, il produit des sculptures en acier longilignes, ainsi que des œuvres faites essentiellement de tissus que soutiennent des supports de bois ou de métal. En 2009, Le Musée national des beaux-arts du Québec lui a consacré une rétrospective reprise par l’Université du Québec à Montréal. John Heward est représenté par la Galerie Roger Bellemarre. |
Œuvre
09
09
MICHAEL FLOMEN
Bare, 2008Photographie en noir et blanc, tirage 3/5
27 x 24 cm
Valeur estimée : 1000 $
Prix de départ : 100 $
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Les formes photographiques que révèle Michael Flomen sont toujours étonnantes. Pourtant elles sont tirées d’observations communes : la chute d’un flocon de neige, la formation d’une ride à la surface de l’eau. Il en va ainsi de Bare, cliché en noir et blanc. L’artiste provoque des réactions chimiques directement sur le papier. Les phénomènes qu’il saisit ont beau être concrets, leur représentation est toujours abstraite et originale. Il n’en existe aucune qui soit semblable à l’autre. |
Artiste autodidacte, Michael Flomen se tourne vers la photographie à la fin des années 1960. À peine âgé de 20 ans, il expose ses photos un peu partout dans le monde. Connu pour sa maîtrise de l’impression photographique, il a travaillé avec de nombreux artistes, notamment en tant que maître imprimeur pour Jacques Henri Lartigue en 1975. Ses œuvres figurent dans les collections des musées de Boston, de Cambridge (Massachusetts), de Philadelphie, de Los Angeles, de Rochester (New York) et de Palm Beach (Floride). Il partage sa vie entre New York, le Vermont et Montréal. |
Œuvre
10
10
MICHEL DE BROIN
Mobilisme et viscosité, 2002Épreuve chromogène et gouache
20 x 26 cm
Valeur estimée : 1000 $
Prix de départ : 100 $
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Michel de Broin aime jouer sur les mots de son vocabulaire plastique. La propriété d’un meuble étant de bouger, il risque aussi de se déformer et de perdre sa rigidité : ces considérations justifient dès lors ses qualités de Mobilisme et viscosité aussi plausibles qu’inattendues. Mais il n’y a pas que les objets qui s’offrent des récréations, le papier photographique s’assouplit à son tour. Michel de Broin célèbre avec joie l’émancipation des choses. |
Michel de Broin est né en 1970 à Montréal. Ses sculptures, que l’on peut voir à Montréal (entre autres Révolutions, escalier recroquevillé en nœud de trèfle à la sortie du métro Papineau) mais également à Toronto et en Nouvelle-Zélande, ont été présentées dans plus de 25 expositions en Amérique du Nord et en Europe. Il a reçu, en 2002, le prix Pierre-Ayot de la Ville de Montréal pour ses œuvres publiques et, en 2006, le prix Reconnaissance UQAM pour sa carrière internationale. Michel de Broin est également récipiendaire du Prix Sobey 2007. |
Œuvre
11
11
MARC SÉGUIN
Rucher d’artEncre et fusain sur papier et passe-partout
35,5 x 42 cm
SODRAC
Valeur estimée : 1500 $
Prix de départ : 150 $
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Le titre Rucher d’art que Marc Séguin a donné à ce dessin à l’encre et au fusain est énigmatique. Fait-il allusion au couvre-chef en forme de ruche qui couronne la figure qui semble émerger du blanc du papier et dont les traits rappellent ceux de l’acteur américain Humphrey Bogart ? Quoi qu’il en soit, les lignes brisées qui traversent le front du personnage à l’air pensif ou soucieux évoquent les tracés d’un électroencéphalogramme, à moins que ce ne soit le mouvement des abeilles. Dans les deux cas, ces lignes témoignent d’une activité d’autant plus intense qu’elle est rendue avec une économie de moyens typique de l’artiste. |
Marc Séguin, né à Ottawa en 1970, obtient un baccalauréat en beaux-arts à l’Université Concordia en 1995. Les expositions individuelles se suivent alors à un rythme soutenu : une à plusieurs chaque année, dans des galeries privées et des centres culturels, puis, à partir de 2000, dans des musées et hors du Québec (Musée d’art contemporain de Montréal, Toronto, Ottawa, Vancouver, Kitchener, Fredericton, Paris, Bâle, Berlin et New York). Ses peintures et ses estampes se retrouvent dans de nombreuses collections tant muséales et corporatives que privées, au Canada et aux États-Unis. Il vit et travaille aujourd’hui à Montréal et à New York. Marc Séguin est représenté par la Galerie Simon Blais. |
Œuvre
12
12
HAROLD KLUNDER
Sans titre, 2002Aquarelle
23 x 30,5 cm
Valeur estimée : 1400 $
Prix de départ : 140 $
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Luminosité et musicalité vont de pair dans les aquarelles d’Harold Klunder. Exécutée en 2002, l’aquarelle Sans titre témoigne d’un dialogue, qui s’étend sur plus de trente ans, de l’artiste avec la couleur et la surface à peindre. Elle témoigne aussi d’un dialogue joyeux entre les formes : les cercles tentent de se libérer de l’étreinte des rectangles, les rectangles s’entêtent à circonscrire les cercles… Et, dans cette infinie guerre amoureuse, l’opposition des tonalités vient magistralement contenir les impétuosités lyriques et offrir la grâce d’une lumière plus sereine que triomphante. Magnifique magnificat. |
D’origine hollandaise (il est né en 1943 à Deventer, Pays-Bas), Harold Klunder immigre au Canada en 1952. À 17 ans, il étudie à la Central Technical School (Toronto) pendant quatre ans et commence à exposer dès le début des années 1970. En 1976, la Galerie Sable-Castelli organise sa première exposition individuelle. Ses travaux sont présents dans de nombreuses collections publiques et privées en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Parallèlement à ses activités créatrices, il a enseigné et donné des conférences au Canada et à l’étranger. Il a été élu à l'Académie royale du Canada (ARC) en 1983. Harold Klunder est représenté par la Galerie Simon Blais et par l’Atelier-galerie Alain Piroir. |
Œuvre
13
13
KLAUS KINOLD
Sans titre, non datéePhotographie en noir et blanc
13,5 x 23 cm
Valeur estimée : 1400 $
Prix de départ : 140 $
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« Ce qui est le plus important dans la photographie d’architecture, c’est l’édifice et la nature de sa construction et non le photographe. Celui-ci n’est qu’un intermédiaire. » Voilà ce que déclare Klaus Kinold, aujourd’hui l’un des photographes d’architecture les plus célèbres du monde. Toutefois, un coup d’œil sur le cliché Sans titre suffit pour démentir ses propos. Klaus Kinold travaille à la lumière naturelle ; il attend donc que l’éclairage du jour confère sa « vérité » au bâtiment qu’il photographie. Exercice de patience qui permet au photographe architecte qu’est Klaus Kinold de traduire avec justesse l’impression d’austérité et de mystère qu’il éprouve devant la régularité des ouvertures (portes et fenêtres) que se disputent, pour les encadrer, de larges angles droits et des triangles de lumières blanches et d’ombres noires. Une création typique du style de Klaus Kinold. |
Klaus Kinold est l’un des plus célèbres photographes d’architecture contemporaine. Sa formation d’architecte lui assure un coup d’œil particulier, caractérisé par une description claire et sobre, la précision des prises de vues. Il ne cherche pas d’effet dramatique mais vise à « montrer l’architecture telle qu’elle est », selon ses propres termes. Il a photographié les bâtiments des plus grands architectes tels que Frank Loyd Wright, Jacques Herzog, Le Corbusier ou Frank O. Gehry. Klaus Kinold est né en 1939 à Essen. |
Œuvre
14
14
BARRY ALLIKAS
Yellow + Red, 2003Acrylique sur masonite
Diptyque : à gauche 14 x 10 cm ;
à droite 12,7 x 17,8 cm
Valeur estimée : 1000 $
Prix de départ : 100 $
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Contrairement à ce qu’il pourrait laisser croire, le diptyque Yellow + Red ne se donne pas immédiatement au regard. Pour être pleinement apprécié, il exige une vive attention. D’abord, son asymétrie n’est pas gratuite puisque l’effet de persistance rétinienne provoque la surprenante impression que le rectangle rouge se détache et constitue un avant-plan. Ensuite, l’œil s’aperçoit que les couleurs des deux panneaux ne sont pas unies mais chamarrées ; les ondulations jaunes qui parcourent le panneau rouge montrent que le dominant n’est pas celui qui est le plus petit. Le jeu d’équilibre peut se poursuivre prolongeant ainsi le plaisir que procure ce diptyque. Indéfiniment. |
Barry Allikas est diplômé en cinéma du collège Dawson, à Montréal. Il a également été en résidence au Banff Centre for the Fine Arts, à Banff (Alberta). De nombreuses expositions solo, principalement à Montréal, Toronto et Ottawa, ainsi que des expositions collectives (New York, Mexico, Berlin) jalonnent sa carrière depuis près de 30 ans. Des collections de prestige (Caisse de dépôt et placement du Québec, Crédit Lyonnais, Banque d’art du Conseil des arts du Canada…) comptent des œuvres de cet artiste montréalais né en 1952. Barry Allikas est représenté par la Galerie Division. |
Œuvre
15
15
RON MARTIN
Sans titre, 1989Aquarelle
30,5 x 23 cm
Valeur estimée : 3000 $
Prix de départ : 300 $
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L’aquarelle Sans titre de Ron Martin résulte d’un plan de travail que s’est fixé l’artiste avant de commencer son œuvre. Son intention, par exemple, est de couvrir entièrement la surface de la feuille en juxtaposant des formes irrégulières (non géométriques) composées de quatre hauteurs chromatiques par couleur (quatre jaunes, quatre bleus, etc.). À l’exception de ces contraintes conceptuelles qu’il s’impose, l’artiste laisse libre cours à sa spontanéité. En retour, les observateurs de l’œuvre ont toute la latitude qu’ils désirent pour se distancier du plan de travail de l’artiste afin de se laisser gagner par les impressions que suscitent chez eux les effets de surfaces et de couleurs. |
Né à London (Ontario) en 1943, Ron Martin étudie le graphisme à la H. B. Beal Technical et Commercial School (aujourd’hui école secondaire H.B. Beal). Sa première exposition individuelle, Pop Collages, s’est tenue en 1966 à Toronto. D’autres, nombreuses, ont suivi, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal, mais aussi à Toronto, Vancouver ou encore New York. Ses œuvres ont été également présentées à la Biennale de Venise. Ron Martin habite et travaille aujourd’hui à Toronto. Ron Martin est représenté depuis 1992 par la Christopher Cutts Gallery, à Toronto. |
Œuvre
16
16
JINNY YU
Sans titre, 2008Deux dessins encadrés ensemble
25 x 22,5 cm
Valeur estimée : 1000 $
Prix de départ : 100 $
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Avec une dextérité remarquable, Jinny Yu trace deux images du monde industriel. Dans ses deux dessins, l’œil se perd dans un enchevêtrement d’installations mécaniques complexes. Cependant, sur le panneau de gauche, l’artiste exploite la perspective avec effet de tunnel, soit avec un point de fuite qui se perd à l’infini ; sur le panneau de droite, au contraire, elle opte pour une perspective immersive fondée sur un point de fuite convergeant vers l’œil du spectateur. Il résulte de l’observation simultanée ou alternative des deux dessins une impression presque étourdissante de perpétuel aller-retour, ainsi que d’accélération et d’arrêt. |
Née en 1976 à Séoul (Corée du Sud), Jinny Yu vit et travaille à Ottawa. Après avoir obtenu un baccalauréat en beaux-arts à l’Université Concordia (1998), elle a mené à bien, en 2002, deux maîtrises à Toronto : l’une en arts visuels (Université York) et l’autre en administration des affaires (Schulich School of Business). Depuis 1999, elle présente ses productions au rythme d’au moins une exposition individuelle par an. Elle compte déjà une vingtaine de participations à des expositions collectives, notamment à l’étranger : Angleterre, Italie, Japon. Jinny Yu est représentée par la Galerie Art Mûr. |
Œuvre
17
17
TREVOR KIERNANDER
Untitled, 2010Huile et ruban de masquage sur toile
51 x 40,5 cm
Valeur estimée : 1000 $
Prix de départ : 100 $
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Entre abstraction et figuration, entre le travail de surface et le collage, entre la sensualité de la peinture et la matérialité d’éléments préfabriqués, entre géométrie et mouvements spontanés, le tableau Untitled de Trevor Kiernander laisse ouvertes toutes les options. Néanmoins, il incline à manifester le radicalisme d’une démarche centrée sur le processus de construction de l’œuvre et particulièrement sur la construction d’un langage pictural original. Un travail ambitieux. |
Ses années de formation, de 1996 à 2010, conduisent Trevor Kiernander du Sheridan College d’Oakville (Ontario) à la Goldsmiths University de Londres où il a obtenu une maîtrise, après être passé par l’Université Concordia pour y décrocher un baccalauréat en arts. Il expose depuis 2000, au Canada et en Angleterre, prenant part à une cinquantaine d’expositions collectives. Il compte également une demi-douzaine d’expositions individuelles. Sa carrière est déjà jalonnée de quelques prix. Des collectionneurs voient en lui un artiste particulièrement prometteur. Né à Mississauga (Ontario) en 1975, Trevor Kiernander exerce ses activités à Londres (Grande-Bretagne) et à Montréal (Canada). Trevor Kiernander est représenté par la Galerie Art Mûr(Montréal) et par la Galerie St-Laurent + Hill (Ottawa). |
Œuvre
18
18
RON MARTIN
I was grateful for having been unconscious,10 novembre 1986
Aquarelle
23 x 35,5 cm
Valeur estimée : 3000 $
Prix de départ : 300 $
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À en croire le titre qu’il a donné à son aquarelle, l’artiste se félicite de l’état d’inconscience dont il a pu jouir sans doute le 10 novembre 1986, date de la réalisation de son œuvre. Voilà qui semble bien paradoxal pour un artiste qui définit soigneusement ses règles de création. Il concilie ainsi abstraction (figures géométriques et couleurs), réalité (images figuratives et narration) et symbolismes (ascensions et chute) tout en donnant à l’ensemble de l’aquarelle une fantaisie en forme de sourire. |
Né à London (Ontario) en 1943, Ron Martin étudie le graphisme à la H. B. Beal Technical et Commercial School (aujourd’hui école secondaire H.B. Beal). Sa première exposition individuelle, Pop Collages, s’est tenue en 1966 à Toronto. D’autres, nombreuses, ont suivi, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal, mais aussi à Toronto, Vancouver ou encore New York. Ses œuvres ont été également présentées à la Biennale de Venise. Ron Martin habite et travaille aujourd’hui à Toronto. Ron Martin est représenté depuis 1992 par la Christopher Cutts Gallery, à Toronto. |
Œuvre
19
19
HAROLD KLUNDER
Sans titre, 2001Encre et aquarelle sur papier
30,5 x 23 cm
Valeur estimée : 1400 $
Prix de départ : 140 $
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Ce dessin à l’encre rehaussé à l’aquarelle laisse prédominer l’image d’une figure humaine, probablement un autoportrait dans l’acception qu’Harold Klunder donne à ce genre. Pour lui, en effet, l’autoportrait exprime le dialogue que l’artiste entretient avec son œuvre. Cependant, il n’empêche nullement le regardeur de s’identifier à l’œuvre perçue comme un dialogue de « soi à soi » par l’intermédiaire du sentiment d’intériorité que provoque l’image. Il suffit pour cela de suivre les plans de l’image que définissent les lignes parallèles et superposées qui la composent avec ses effets d’écho. Lignes et plans traduisent la nature changeante de l’identité et de la perception de soi. Nature universelle. |
D’origine hollandaise (il est né en 1943 à Deventer, Pays-Bas), Harold Klunder immigre au Canada en 1952. À 17 ans, il étudie à la Central Technical School (Toronto) pendant quatre ans et commence à exposer dès le début des années 1970. En 1976, la Galerie Sable-Castelli organise sa première exposition individuelle. Ses travaux sont présents dans de nombreuses collections publiques et privées en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Parallèlement à ses activités créatrices, il a enseigné et donné des conférences au Canada et à l’étranger. Il a été élu à l’Académie royale du Canada (ARC) en 1983. Harold Klunder est représenté par la Galerie Simon Blais et par l’Atelier-galerie Alain Piroir. |
Œuvre
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20
KARILEE FUGLEM
Sans titre, 2005Encre sur mylar
28 x 21,5 cm
Valeur estimée : 1400 $
Prix de départ : 140 $
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« J’explore le seuil entre l’espace géographique réel et l’espace imaginé », déclare Karilee Fuglem. Les filaments qui composent l’image Sans titre qu’elle a réalisée suscitent des sensations et des perceptions qui font fi des présupposés. Leurs sinuosités, leurs entrelacements qui rident et fripent la surface de la feuille amènent le spectateur à redéfinir son rapport à l’espace. Voici une œuvre organique et sensuelle au seuil du visible en ce qu’il a d’évanescent et de léger. |
Karilee Fuglem est diplômée de l’Université Concordia. Elle a présenté des expositions personnelles chez Pierre-François Ouellette art contemporain, à la Fonderie Darling, chez Optica, à La chambre blanche à Québec ainsi qu’en Ontario et en Alberta. Elle a aussi participé à plusieurs expositions collectives, notamment aux Biennales de Montréal de 1998 et de 2011. Ses œuvres font partie des collections du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée national des beaux arts du Québec et du Musée des beaux-arts du Canada.. Née en 1960 à Prince-George (Colombie-Britannique), Karilee Fuglem vit et travaille à Montréal depuis 1989. Karilee Fuglem est représentée par la Galerie Pierre-François Ouellette art contemporain. |
Œuvre
21
21
RENÉ-PIERRE ALLAIN
Sans titre, non datéeŒuvre sur papier
23 x 30,5 cm
Valeur estimée : 1000 $
Prix de départ : 100 $
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Cette œuvre Sans titre de René-Pierre Allain pourrait s’intituler rectangle dans un rectangle. Elle affiche une géométrie qui l’apparenterait au formalisme du courant moderniste tout en exhibant une surface qui porte des marques expressionnistes. Le rectangle central semble avoir été découpé dans une feuille d’or. Le fond anthracite est parcouru d’accidents que l’on peut scruter à loisir sans jamais épuiser la puissance narrative que draine la succession d’événements qui ont conduit au résultat actuel. Dès lors, le tableau exprime le réalisme de l’or qui se superpose au chaos noirâtre du monde contemporain. Forte de cette matérialité, l’expressivité symbolique du tableau se substitue à son apparence abstraite. Attention, un tableau peut en cacher un autre ! |
Né à Montréal en 1951, René-Pierre Allain vit et travaille à Brooklyn (New York). Titulaire d’une maîtrise en beaux-arts du Hunter College, il poursuit une double carrière d’enseignant (School of Visual Arts, New York) et d’artiste. Il expose principalement ses œuvres (expositions individuelles et collectives) aux États-Unis (New York, Chicago) et au Canada (Montréal, Ottawa, London, Toronto, Calgary). René Pierre Allain est représenté par les galeries Drabinsky (Toronto), Paul Kuhn (Calgary) et Ricco Maresca (New York). |
Œuvre
22
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BONNIE BAXTER
Under a Red Mountain, 2005Œuvre numérique sur toile
152,40 x 152,40 cm
Valeur estimée : 3000 $
Prix de départ : 300 $
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La toile Under a Red Montain est un montage photographique quasi cinématographique. Bonnie Baxter tire parti des technologies numériques pour juxtaposer des images dont l’importance dépend de la surface qu’elles occupent, définissant ainsi la durée de leur observation. Comme dans un film, plans et séquences déroulent une trame narrative. Mais, contrairement au cinéma, le spectateur selon qu’il observe l’œuvre de bas en haut ou de gauche à droite, ou l’inverse, peut choisir à son gré le commencement, le milieu et la fin de son film. Bonnie Baxter est représentée par la galerie Division. |
Bonnie Baxter est née au Texas. Après des études à l’Académie d’art Cranbrook au Michigan, elle s’installe en résidence à Val-David, en 1969, partageant son temps entre les Laurentides et l’Italie. En 1982, elle ouvre son atelier de gravure à Val-David, où pendant 10 ans elle imprime pour des artistes tels Jean-Paul Riopelle, Kitty Bruneau ou Francine Simonin. Son travail a été couronné à maintes reprises par des prix décernés entre autres par le Conseil des arts et des lettres du Québec, par la 7e Biennale de gravure à Bhopal (Inde) ou encore par la 12e Biennale d’estampe et de dessin de Taiwan. |
Œuvre
23
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CLAUDE TOUSIGNANT
Monochrome orange, 1995 et Monochrome jaune verdâtre, 1995Acryliques sur carton (2)
16,5 x 16,5 cm encadrés ensemble
Valeur estimée : 2500 $
Prix de départ : 250 $
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Claude Tousignant explore la radicalité du monochrome pur. Il remet ainsi en cause la perception de la couleur et la nature de la spatialité picturale. C’est pourquoi l’on peut dire de Monochrome orange, 1995 et Monochrome jaune verdâtre, 1995 qu’il s’agit d’un objet pictural dont le dédoublement et le décalage chromatique sur le support blanc provoque un effet de relief qui l’assimile à une sculpture. Cette œuvre, qui s’inscrit dans le courant de recherche plastique que l’artiste poursuit depuis cinquante ans, se présente donc comme une synthèse du cubisme et de l’abstraction géométrique. |
Claude Tousignant est né en 1932 à Montréal, où il vit et travaille toujours. En 1948, il entre à l’École d’art et design du Musée des beaux-arts de Montréal. Pionnier de l’abstraction géométrique moderne, sa carrière démarre avec une exposition à l’Échouerie en 1955 et s’étend sur plus de 50 ans. Elle est marquée par des temps forts : l’exposition The Responsive Eye au Museum of Modern Art, à New York en 1965 ; une participation à la 7e Biennale de Sáo Paolo en 1965 ; une Rétrospective Claude Tousignant, à la Galerie nationale du Canada en 1973 ; Claude Tousignant : Sculptures au Musée des beaux-arts de Montréal en 1982 ; Claude Tousignant : monochromes, 1978-1993 au Musée du Québec en 1994. Le Musée d’art contemporain de Montréal lui a consacré une grande rétrospective en 2010. Il a obtenu le prix Paul-Émile Borduas en 1989. Claude Tousignant est représenté par la Galerie Art Mûr. |
Œuvre
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CLAUDE TOUSIGNANT
Monochrome rouge, 1995 et Monochrome vert, 1995Acryliques sur carton (2)
16,5 x 16,5 cm chacun, encadrés ensemble
Valeur estimée : 2500 $
Prix de départ : 250 $
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Claude Tousignant explore la radicalité du monochrome pur. Il remet ainsi en cause la perception de la couleur et la nature de la spatialité picturale. C’est pourquoi l’on peut dire de Monochrome rouge, 1995 et Monochrome vert, 1995 qu’il s’agit d’un objet pictural dont le dédoublement et le décalage chromatique sur le support blanc provoque un effet de relief qui l’assimile à une sculpture. Cette œuvre, qui s’inscrit dans le courant de recherche plastique que l’artiste poursuit depuis cinquante ans, se présente donc comme une synthèse du cubisme et de l’abstraction géométrique. |
Claude Tousignant est né à Montréal en 1932 où il vit et travaille encore aujourd'hui. En 1948, il entre à l’École d’art et design du Musée des beaux-arts de Montréal. Pionnier de l’abstraction géométrique moderne, sa carrière démarre avec une exposition à l’Échouerie en 1955 et s’étend sur plus de 50 ans. Elle est marquée par des temps forts : l’exposition The Responsive Eye au Museum of Modern Art, à New York en 1965 ; une participation à la 7e Biennale de Sáo Paolo en 1965 ; une Rétrospective Claude Tousignant, à la Galerie nationale du Canada en 1973 ; Claude Tousignant : Sculptures au Musée des beaux-arts de Montréal en 1982 ; Claude Tousignant : monochromes, 1978-1993 au Musée du Québec en 1994. Le Musée d’art contemporain de Montréal lui a consacré une grande rétrospective en 2010. Il a obtenu le prix Paul-Émile Borduas en 1989. Claude Tousignant est représenté par la Galerie Art Mûr. |
Œuvre
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GUNTHER FÖRG
Architecture, 2004Impression au jet d’encre 3/25
42 x 29 cm
Valeur estimée : 1800 $
Prix de départ : 180 $
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En magnifiant les édifices qu’il photographie, Gunther Förg fait preuve d’un sens de l’ironie critique assez radical, mais aussi d’un romantisme sincère. La contre-plongée du cliché Architecture confère une grande noblesse et une certaine puissance au bâtiment qui, de plus, occupe presque toute la surface de la feuille. Mais ainsi isolé, il semble esseulé, promis à un abandon prochain. L’éclairage rasant et feutré contribue à instiller une note de nostalgie dans un triomphalisme qui demeure empreint d’utopie. Le regard que porte l’artiste sur cet édifice sera peut-être celui que tout le monde consentira à porter demain. |
Né en 1952 à Füssen (Allemagne), Günther Förg a fait ses études à l’École des Beaux-arts de Munich, de 1973 à 1979. Reconnu très jeune sur la scène artistique, il expose dans le monde entier depuis l’âge de 22 ans. Günther Förg a exposé notamment au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris en 1991 et au Centro de Arte Reina Sofia de Madrid en 1999. Ses œuvres figurent dans les collections des principaux musées du monde. Professeur à l’École des Beaux-arts de Munich, il vit et travaille à Areuse (Suisse) depuis 1999. |
Œuvre
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MICHAEL MERRILL
Sans titre de la série des Studio Floors,non datée (circa 1996)
Aquarelle
40,6 x 30,5 cm
Valeur estimée : 4000 $
Prix de départ : 400 $
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Que s’est-il passé ? On dirait que l’artiste a quitté son atelier. En son absence, les feuilles qu’il a peintes semblent vouloir se défaire de la couleur mélangée à l’eau (aquarelle) dont il les a recouvertes. Une immense tache bleue s’est mise à envahir le sol. Elle progresse, et son écume blanche occupera bientôt toute la surface de l’atelier. À l’exception de ce phénomène très singulier, tout est calme. Y aurait-il autre chose à signaler ? Faudrait-il avertir l’artiste ? |
L’artiste montréalais Michael Merrill étudie, de 1972 à 1975, à l’École d’art et design du Musée des beaux-arts de Montréal. Dès 1976, il obtient une reconnaissance du Conseil des arts du Canada suivie, de 1983 à 2009, par 16 autres prix ou bourses émanant du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts de l’Ontario et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Michael Merrill a participé à la Triennale québécoise, en 2008. On peut voir ses œuvres au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée des beaux-arts de Montréal, au Musée d’art contemporain de Montréal, ainsi que dans des collections corporatives et privées. Michael Merrill est représenté par la Galerie Roger Bellemarre. |
Œuvre
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JANIETA EYRE
Opened My Dress, 2004C-print, tirage 12/30
33 x 38 cm
Valeur estimée : 2200 $
Prix de départ : 220 $
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La jeune femme que met en scène Janieta Eyre ouvre sa robe. La belle robe blanche à crinolines – robe de bal peut-être –, c’est une cage d’où s’envolent des oiseaux (des colombes ?) S’agit-il d’un numéro de prestidigitation ? Le réalisme de l’image est tempéré par la perruque que porte la jeune femme, donnant à la scène le caractère d’un clin d’œil aux maîtres du surréalisme. |
Née à Londres (Grande-Bretagne) en 1966, Janieta Eyre étudie à Toronto, en philosophie (1988), en journalisme (1989) puis en photographie (1991-1995). Depuis, elle se met en scène et se métamorphose dans ses photographies pour explorer la notion de double et ses aspects inquiétants. Ses photographies ont fait l’objet de nombreuses expositions individuelles à Vancouver, Saint-Louis (Missouri), Vérone (Italie). On trouve ses œuvres dans des collections et musées, tant canadiens qu’étrangers (Islande, États-Unis, Italie). Janieta Eyre vit et travaille à Toronto. Janieta Eyre est représentée par la Christopher Cutts Gallery, à Toronto. |
Œuvre
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SYLVAIN BOUTHILLETTE
Sans titre, non datéeHuile et vernis sur bois
71 x 56 cm
Valeur estimée : 2500 $
Prix de départ : 250 $
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Le tableau Sans titre de Sylvain Bouthillette tient à la fois du graffiti, de la caricature et de la bande dessinée. Son image, un crâne qui siérait bien à un diablotin, n’est pas conçue pour faire peur, mais pour rire comme le ferait un masque de carnaval. L’artiste emprunte la voie de l’humour noir non pour se moquer des dévots, mais pour conjurer des menaces et en particulier la mort. Pourquoi pas ? |
Détenteur d’un baccalauréat et d’une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia, Sylvain Bouthillette expose au Canada et en Europe depuis 1985, individuellement et en groupe. On a pu ainsi voir ses œuvres, entre autres, à Montréal, Toronto, Saskatoon, Halifax, Québec, et, en France, à Reims et à Lyon. On retrouve ses œuvres dans les collections de la Banque Nationale, de la Caisse de dépôt et placement du Québec, de Giverny Capital, du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec et de plusieurs collections privées. Le travail de l’artiste a été reconnu par l’attribution de plusieurs bourses. Né à Montréal en 1963, l’artiste y habite et y travaille encore aujourd’hui. Sylvain Bouthillette est représenté par la Clint Roenisch Gallery de Toronto et par la Galerie Trois-Points à Montréal. |
Œuvre
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29
WILL MURRAY
I’m Still The Spyder’s Favourite Fly, Novembre 2004Acrylique sur panneau
50 x 81 cm
Valeur estimée : 3000 $
Prix de départ : 300 $
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Il est certes possible de distinguer le vol d’une araignée dans la joyeuse sarabande des couleurs qui virevoltent, se fractionnent, fusionnent, s’épanchent, se chamarrent, se décochent des sourires de connivence, se métamorphosent en poissons, en oiseaux, en croissants de lune, se déguisent en arbres, s’ouvrent une forêt, s’inventent des jardins. Encore est-ce peu dire de l’allégresse qui court et qui traverse en tout sens l’acrylique sur panneau de Will Murray. |
Will Murray est né en 1978 à Calgary. Il est diplômé du College of Art and Design de l’Alberta. Il s’est vite fait remarquer par l’exubérance de ses peintures, qui ont été exposées au Musée des beaux-arts du Canada, dans les galeries East et Peggy Phelps en Californie (États-Unis), ainsi qu’à la Staastgalerie Prenzlauer Berg à Berlin (Allemagne). En 2008, il a été finaliste du concours de peinture de la Banque royale du Canada. Il vit et travaille à Berlin. Will Murray est représenté par la Skew Gallery, à Calgary. |
Œuvre
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30
RAFAEL SOTTOLICHIO
American Landscape 36, 2003Huile sur toile, avec monographie
45,7 x 61 cm
Valeur estimée : 3000 $
Prix de départ : 300 $
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Avec American Landscape, Rafael Sottolichio exprime une des modalités possibles de la peinture à partir d’un cliché photographique. En proposant une image légèrement floue, il évoque les rapports de tension qui s’exercent entre la photographie et la peinture. Il évoque aussi la perception que l’on peut avoir d’un paysage à partir d’un véhicule en mouvement. Le plan est panoramique comme au cinéma, comme dans un road movie où le héros serait seul, désespérément seul, peut-être à bord d’une voiture, dans un paysage rude, croisant des constructions routières muettes et surdimensionnées. |
Rafael Sottolichio est originaire de Santiago (Chili). Il vit à Montréal depuis 1975. Sitôt obtenu son diplôme à l’UQAM (1996), il a commencé à présenter ses œuvres dans des expositions de groupe, mais très vite son talent lui a valu de voir ses peintures sélectionnées pour des expositions individuelles. Rafael Sottolichio explore les rapports entre le réalisme de la photographie et l’hyperréalisme de la peinture à partir de points de vue où l’environnement révèle aux individus leur solitude. Rafael Sottolichio est représenté par la Galerie Lacerte. |
Œuvre
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31
MARION LANDRY
Sans titre de la série Étude sur la mélancolieet l’hystérie, 2004
C-print, tirage 2/10
50 x 50 cm
Valeur estimée : 1000 $
Prix de départ : 100 $
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Marion Landry prend les mots mélancolie et hystérie dans leur sens étymologique respectivement de sécrétion de « bile noire » et d’infirmité physique apparentée à la névrose. Effectivement, la jeune femme qui occupe le centre de son tableau crache une humeur noire et se trouve dans un état de grande tristesse. L’éclairage se limite au buste et au visage du personnage qui est cerné comme un cas clinique exposé à une observation quasi médicale. L’image est d’autant plus forte que, détachée sur un fond noir, elle accuse une sobriété que l’on qualifierait volontiers d’objectivité. Voici une image typique des recherches qui caractérise l’art actuel. Saisissant. |
Manon Landry détient un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia et une maîtrise en arts visuels de l’UQAM. Elle a notamment produit les photographies du film qui reprend les chorégraphies du projet intitulé Les Saisons, chorégraphies conçues en 1947 et 1948 par Françoise Sullivan et qui a donné lieu à la publication d’un album, véritable livre d’artiste. Pendant tout le tournage, Marion Landry a capté les danseuses en pleine action. |
Œuvre
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JOAN FONTCUBERTA
Orogenesis : Kandinsky, 2004C-print tirage de 40
Image : 56 x 46 cm P avec monographies (2)
SODRAC
Valeur estimée : 2 750 $
Prix de départ : 275 $
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En grec oros signifie montagne ; genesis veut dire création. En donnant comme première partie du titre de son œuvre le mot orogenesis, Joan Fontcuberta prend à son compte l’édification du relief terrestre. Rien de moins. Il tempère à peine cette perspective démiurgique en associant à son titre le nom de Kandinsky, l’un des artistes fondateurs de la modernité, mais surtout l’un des théoriciens rattachés aux origines mystiques de l’art. L’artiste utilise un logiciel de cartographie pour « interpréter » des chefs-d’œuvre. Il numérise le tableau de Kandinsky que le logiciel transforme en paysage. |
Né en 1951 à Barcelone (Espagne), Joan Fontcuberta se consacre à la photographie depuis le milieu des années 1970 à la fois comme théoricien, artiste et éditeur. Les productions de Joan Fontcuberta rayonnent dans le monde entier et font notamment partie des collections des musées les plus prestigieux : le Metropolitan Museum et le Museum of Modern Art (New York), le Centre Pompidou (Paris), l’Art Institute de Chicago, le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée d’art contemporain de Barcelone, le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia de Madrid. |
Œuvre
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33
DANIEL RICHTER
Das Schönste ist Geschichte, 2005(La plus grande beauté, c’est l’Histoire)
Impression offset rehaussée
à la peinture 42/100, donc unique
P avec monographie
30,5 x 90,5 cm
Valeur estimée : 3 450 $
Prix de départ : 345 $
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« Il peut vous être utile de souffrir », annonce le jazzman John Lee Hooker sur la couverture du disque qu’exhibe une jeune femme à l’avant-plan d’un paysage de ruines. Dans son montage Das Schönste ist Geschichte (La plus grande beauté, c’est l’Histoire), Daniel Richter juxtapose des clichés photographiques en noir et blanc de monuments historiques et de décombres issus de bombardements. Il prend soin néanmoins de rehausser sa composition de ballons peints de couleurs joyeuses. Il oppose ainsi, à la grandeur et à l’orgueil des édifices qui symbolisent la puissance et le pouvoir, la légèreté et la désinvolture de ce qui compte vraiment : l’oubli du passé, l’avenir, la joie de vivre. |
Daniel Richter est une véritable star de la peinture contemporaine allemande. Sur le marché international de l’art, ses tableaux sont extrêmement bien cotés : certains peuvent atteindre des prix astronomiques, jusqu’à 500 000 euros. Et pourtant, Richter n’a commencé à manier le pinceau qu’à la trentaine. Né en 1962 à Eutin (Allemagne), il s’installe à Hambourg après sa scolarité. Il gagne alors sa vie comme serveur et devient parallèlement un activiste d’extrême gauche. En 1991, il intègre l’École des Beaux-arts de Hambourg sans baccalauréat ni formation. Sa carrière fulgurante démarre quelques années plus tard. Actuellement, il vit et travaille à Berlin. |
Œuvre
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34
JOHN HEWARD
Quatre directions, 2003Eau-forte et aquatinte, tirage H.C
44,5 x 106,5 cm
Valeur estimée : 1000 $
Prix de départ : 100 $
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Par son apparente simplicité, Quatre directions, l’estampe de John Heward, appelle une attitude de méditation pour être pleinement appréciée. Elle exige du temps pour être apprivoisée et regardée avec plaisir. Le dépouillement quasi monastique que constitue le parallélisme de trois bandes horizontales que relie ou coupe une bande perpendiculaire, symbolique peut-être d’une fraternité, témoigne du renoncement de l’artiste à tout illusionnisme. Alors, c’est dans la luminosité voilée de cette œuvre que se tient un presque- rien ineffable. |
Présent sur la scène artistique depuis plus de 40 ans (il est né à Montréal en 1934), John Heward expose au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Chine. Après des études en histoire et littérature, il se consacre entièrement à l’art à la fin des années 1960. Dans les années 1990, il produit des sculptures en acier longilignes, ainsi que des œuvres faites essentiellement de tissus que soutiennent des supports de bois ou de métal. John Heward est représenté par la Galerie Roger Bellemarre. |
Œuvre
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35
JASMINE BAKALARZ
Untitled 5 tirée de la série Ballroom Dancers, 2008,C-print, tirage 1/7
76,2 x 101,6 cm P
Valeur estimée : 2500 $
Prix de départ : 250 $
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Que font ces enfants debout se tenant par la main ? Ils posent. Ils jouent aux grandes personnes. Ils évoquent à la fois les enfants que chacun de nous a été et les adultes que demain ils seront. L’artiste Jasmine Bakalarz les a photographiés habillés en tenue de gala. C'est tout naturel puisqu'ils sont dans une salle de bal. Ils participent à un concours de danse. Ils ont peut-être le trac. Quoi qu'il en soit, ils sont touchants de vérité. |
Jasmine Bakalarz est née en 1985 à Buenos Aires (Argentine) où elle a grandi. Actuellement, elle partage sa vie entre Buenos Aires et Toronto. Après l’obtention de son baccalauréat en beaux-arts (Université Concordia), elle s’est lancée dans la réalisation de photographies de portraits d’enfants qui dépassent le caractère documentaire pour saisir le caractère psychologique de ses modèles. À Montréal, Jasmine Bakalarz a notamment exposé ses œuvres au Musée McCord et à la Galerie Les Territoires ; à l’étranger, elle a présenté ses photographies au Centre Recoleta de Buenos Aires et au Festival de la photo de New York. |
Œuvre
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36
JENNIFER MACKLEM
Liar-Dreamer, 2004,Sculpture sur métal
Diamètre : 43 cm
Valeur estimée : 3000 $
Prix de départ : 300 $
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S’agit-il d’une accusation ? D’une profession de foi ? D’une position philosophique ? Les mots Liar et Dreamer (menteur, rêveur) ont paru suffisamment importants à Jennifer Macklem pour qu’elle les grave dans du métal. Ils agissent comme une sorte d’injonction qu’elle voudrait ineffaçable. Ils témoignent d’une leçon à retenir. Ils s’érigent comme un proverbe peut-être, qu’il convient de garder en mémoire, gravé sur une plaque ronde qui rappelle un bouclier. |
Jennifer Macklem est professeure agrégée au Département des arts visuels de l’Université d’Ottawa. Elle détient une maîtrise en arts visuels de l’UQAM. Elle enseigne principalement la sculpture. Elle exerce ses activités d’artiste dans les domaines de la sculpture, de l’installation et de la vidéo. À partir du milieu des années 1980, elle s’est distinguée en réalisant des œuvres intégrées à des bâtiments publics : aéroport de Calgary, bibliothèque du centre Kelowna. Ses œuvres font notamment partie de la collection du Musée national des beaux-arts du Québec et de la Banque d’œuvres d’art du Nouveau-Brunswick. Elles font également partie de collections privées au Canada et à l’étranger : France, Italie, Allemagne, États-Unis. |
Œuvre
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37
MICHAEL MERRILL
Sans titre tirée de la série des Studio Floors, 1998Huile sur panneau
43 x 56 cm
Valeur estimée : 8000 $
Prix de départ : 800 $
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Cette peinture d’apparence austère dans ses tonalités de gris est, en fait, une œuvre de fantaisie. Tirée de la série Studio Floors, elle représente, en effet, un plancher avec ses lattes un peu disjointes et écaillées. Cette huile sur panneau de bois affiche la gaillarde assurance d’un trompe-l’oeil. Mais les supports des tubes de néon et ceux des ampoules destinées à éclairer les lieux démentent bien vite la première impression. Reste alors le charme sinon l’illusion de marcher au plafond. Souriez – qui sait ? – les lumières vont s’allumer. |
L’artiste montréalais Michael Merrill étudie, de 1972 à 1975, à l’École d’art et design du Musée des beaux-arts de Montréal. Dès 1976, il obtient une reconnaissance du Conseil des arts du Canada suivie, de 1983 à 2009, par 16 autres prix ou bourses émanant du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts de l’Ontario et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Michael Merrill a participé à la Triennale québécoise, en 2008. On peut voir ses œuvres au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée des beaux-arts de Montréal, au Musée d’art contemporain de Montréal, ainsi que dans des collections corporatives et privées. Michael Merrill est représenté par la Galerie Roger Bellemarre. |
Prix de
présence
présence
DAN GRAHAM
One, 1967-1991Multiple en plastique
Dan Graham est né en 1942, à Urbana (Illinois). Il vit et travaille à New York. Artiste en marge, c’est à la fois un critique d’art, un théoricien et un artiste conceptuel. Son travail peut être scindé en deux grandes périodes distinctes : des œuvres conceptuelles, des films, des essais, des performances et des installations jusqu’à la moitié des années 1970, puis, dans un second temps, des modèles architecturaux et des pavillons. Parmi les nombreuses expositions auxquelles il a participé figurent la Biennale de Venise (1976), la Biennale de Paris (1985), ainsi que des expositions à Los Angeles, New York, Berlin, Frankfort, Turin, Vienne, Fukuoka…

