BNLMTL 2016 Le Grand Balcon témoigne d’une approche matérialiste et sensualiste, invitant tous et chacun à mettre en scène la recherche des plaisirs sensuels – à appeler le plaisir à jouer une fois de plus un rôle déterminant dans la vie quotidienne et la prise de décision politique. Misant sur le potentiel libérateur de l’art, Le Grand Balcon nous invite à réexaminer l’(im)possibilité d’une émancipation par le plaisir – et son urgence.

'Le Grand Balcon s’inspire librement de la pièce Le Balcon'', de Jean Genet, qui fait de cette plateforme un espace de contestation entre la révolution et la contrerévolution, la réalité et l’illusion. Figure récurrente de l’écriture de Genet, le balcon est un lieu de gestes pervers où la représentation même peut être perversement troublée.

Le Grand Balcon enrôle aussi le fameux Marquis de Sade, qui ajoute le droit au plaisir au canon des droits de la personne. Son apologie du plaisir dévoile les paradoxes du principe bourgeois de l’égalité formelle, car elle met en évidence le fait que le fantasme rejette catégoriquement l’universalisation. Le fantasme est la façon suprêmement individuelle dont chacun structure sa relation « impossible » au concret. (Lire la suite à ce sujet sur le site de la Biennale)

Un mois auparavant, la Biennale s'associe à Pop Montréal(lien externe) pour une performance spéciale de l’artiste et DJ libanais Joseph Namy. Intitulée Automobile, la pièce, composée d’un orchestre de neuf voitures munies chacune de système stéréo super puissant et modifié, pourra être vue le 21 septembre prochain en soirée à La Station(lien externe), centre intergénérationnel à l’Île-des-Soeurs, ancienne station-service Esso conçue par Mies van der Rohe. La performance se transformera en une célébration de la culture audio montréalaise des automobiles « custom » et en un party auquel le grand public sera convié ! Joseph Namy explore des sujets tels que la mémoire, l’identité et le pouvoir, en utilisant l’échantillonnage, l’expérimentation musicale, la vidéo et la photographie.
Image
Joseph Namy, Automobile, 2012-2016. Performance à Beyrouth

Aussi en amont de l’ouverture officielle de La Biennale de Montréal et en collaboration avec le Studio 303(lien externe), le public sera invité à participer à deux séries de performances-tournages de l’artiste Benjamin Seror, les samedi 24 et dimanche 25 septembre (en français) et les vendredi 30 septembre et samedi 1er octobre (en anglais) au Studio 303. Les films tournés lors de ces performances seront ensuite présentés sous forme d’installation, durant BNLMTL 2016, dans un nouveau lieu culturel montréalais qui sera annoncé le 21 septembre.
Image
Benjamin Seror, The Marsyas Hour, 2015, performance, Ferme du Buisson, Seine-et-Marne, France (photo : Émile Ouroumov)

L’édition 2016 est conçue et mise sur pied par le commissaire Philippe Pirotte, de concert avec un comité consultatif formé de Corey McCorkle, Aseman Sabet et Kitty Scott, et avec l’étroite collaboration de Sylvie Fortin, directrice générale et artistique de La Biennale de Montréal.

BNLMTL(lien externe)