Et les expositions de miniatures sont plutôt rares. Forcément, leur facture particulièrement raffinée, rappelle le travail d’un orfèvre.

Chaque carré que signe Éric Daudelin rutile d’un amalgame de matériaux et de pigments ferreux tirés du sol : mines ou falaises.

Ils révèlent les failles d’une paroi rocheuses ou les roulis d’une mer houleuse ou les veines capricieuses d’une agate ou alors les fronces d’une terre fraîchement défrichée…

Il suffit de s’arrêter devant un tableau pour se laisser séduire et se laisser prendre par le désir de le décrypter à loisir. Bref, de l’emporter. Chaque tableau se vend au prix unique de 450 $. Une aubaine !

Si l’artiste a intitulé son exposition Air Mail/Par avion “c’est, dit-il avec un brin d’humour, parce qu’il est pratique de glisser chaque œuvre dans une enveloppe et, telle une carte postale, de la mettre à la poste.”

Éric Daudelin
Air Mail /Par avion
Peintures
Galerie Bernard
3926, rue Saint-Denis
Montréal
T 514.277.0770
Jusqu'au 29 octobre 2016
Mercredi de 11h à 18h
Jeudi et Vendredi de 11h à 19h
Samedi de 12h à 17h

Sherbrooke->
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Galerie Bernard(lien externe)
Mais c’est aussi parce que l’on pourrait considérer chacune de ses peintures comme un fragment de paysage vu d’avion à diverses altitudes.

Éric Daudelin tire parti de sa formation d’architecte et de son expérience de photographe, de peintre et de sculpteur pour investir de lumière des pièces qui y gagnent un relief saisissant. À l’égal de pierres précieuses.

Comme toute miniature, chaque création est certes destinée à être vue de près. Cependant, accrochée à un mur, dès lors que ne sont plus perceptibles ses détails, l’image paraît différente. Ainsi, selon que le regard est proche ou lointain, les éléments de la composition prennent un nouveau sens.

Tel est le jeu inlassable que suggère l’artiste. Subtile manière de tutoyer l’infini.
Qu’on ne s’y trompe pas, les miniatures d’Éric Daudelin sont bien plus grandes qu’elles n’en ont l’air. Immensément plus grandes.

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