Tous les médias disposent aujourd’hui d’un site web. Certains sites ont des taux de fréquentation vertigineux. Ils ne suscitent pas pour autant l’engouement des annonceurs. Dans ces conditions, Google et Facebook accaparent plus de 80 % des revenus publicitaires.

La crise n’épargne pas un périodique comme Vie des Arts. Un constat s’impose : les galeries d’art, les centres d’artistes, les musées, les organisateurs d’événements publics (biennales, symposiums, colloques) ne passent plus par les médias pour assurer la promotion des artistes qu’ils représentent.

Au début de l’année, le sénateur Serge Joyal a déploré dans le journal Le Devoir le fait que les médias n’accordent pas davantage d’attention aux artistes qui exercent leurs activités dans le domaine des arts visuels. Son observation est juste. Cependant, elle ne tient ni à l’étourderie, ni à la négligence, ni à la paresse des journalistes ou des critiques d’art. Elle tient au soutien insuffisant, voire à l’absence de soutien, que les acteurs du milieu des arts visuels accordent aux médias. Tel n’est pas le cas des responsables qui animent d’autres secteurs artistiques : théâtre, danse, musique, cinéma. Ceux-ci ont compris depuis très longtemps l’avantage et l’intérêt qu’il y a à faire confiance aux médias et à y occuper des espaces promotionnels. De telles mesures, d’ailleurs, n’entravent en rien l’indépendance ni la liberté critique des journalistes. Elles contribuent surtout à la vitalité culturelle générale.

Pour ce qui touche le monde des arts visuels, aucun établissement public ou privé de quelque importance (entreprise industrielle ou commerciale) productrice de biens ou de services, aucun établissement de gestion financière (banque, fiducie de placements, assurance) disposant d’une collection d’art ne songe à valoriser les artistes et les oeuvres en sa possession au moyen d’un soutien monétaire direct ou par l’achat de pages de publicité dans des médias.

De grandes banques ainsi que des organismes gouvernementaux mettent chaque année sur pied des
concours et décernent des prix prestigieux et bien dotés à des artistes ou à des entreprises culturelles sans assortir leur initiative d’un budget de promotion destiné aux périodiques culturels. Ceux-ci pourtant, par leurs articles d’information, d’analyse et de synthèse ne cessent de contribuer à disséminer les meilleures connaissances sur les artistes et leurs créations auprès de publics qui assurent, par leur fréquentation des lieux d’exposition et d’animation culturelle, la notoriété des artistes et de leur entourage : commissaires, galeristes…

Pour sa part, la revue Vie des Arts ne cesse d’élargir sa visibilité et sa présence publique en multipliant les partenariats avec des organismes qui touchent des publics susceptibles de se montrer sensibles aux productions d’arts visuels : le Festival International du Film sur l’Art, le Festival Métropolis Bleu, le festival Art Souterrain, la Société des musées de Montréal, l’encan bénéfice de l’Écomusée du fier monde, l’Association des enseignants en arts plastiques (AQESAP), l’Association des galeries d’art contemporain. Évidemment, la revue a renouvelé ses partenariats avec le Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée McCord, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke, le Musée du Bas-Saint-Laurent, le Centre Canadien d’Architecture.

Enfin, comme la plupart des entreprises culturelles, la revue Vie des Arts organise un événement bénéfice annuel. Il a lieu le 24 mai à partir de 18 h 30 au Théâtre Rialto (5723, avenue du Parc à Montréal).

Des oeuvres d’une vingtaine d’artistes renommés seront mises aux enchères (encan silencieux). Sous le signe de l’élégance et de la décontraction, en participant à cet événement, non seulement vous aiderez Vie des Arts à garder son rang de revue de référence en arts visuels, mais vous aurez, en plus, le bonheur de passer une merveilleuse soirée.

Bonne lecture.

Un dossier intitulé Commémorations domine le contenu de ce numéro de printemps de Vie des Arts. Il nous a paru important, au milieu du brouhaha qui accompagne les « incontournables » anniversaires qui jalonnent l’année 2017, de considérer que la peine précède souvent la joie.

 
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