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Bharti Kher
The night she left, 2011

L’échelle et la surface des corps, l’identité, le pouvoir et l’assujettissement des êtres sont des thèmes qui s’entrecroisent dans l’exposition Points de départ, points qui lient de l’artiste britannique d’origine indienne Bharti Kher, établie à New Delhi en 1993. Le corpus présenté à DHC/ART permet d’embrasser les ramifications complexes d’une démarche fragmentée entre le microcosme et le macrocosme, entre le personnel et l’universel.

L'importance de l’échelle dans le travail de Bharti Kher se manifeste tant dans ses sculptures que dans ses œuvres bidimensionnelles. Les grands tableaux carrés où l’artiste intervient pour élaborer ses images par l’accumulation patiente de petits éléments sont intentionnellement un peu plus grands que son propre corps. Ainsi, elle peut s’y perdre d’une certaine façon, laissant la surface vaciller entre microcosme et macrocosme. Ses sculptures jouent également avec l’échelle, surtout dans la représentation de la figure humaine qui paraît parfois idéalisée, parfois distanciée, mais toujours questionnée.

(Suite de l'article dans la version imprimée de Vie des arts)