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Marisa Portolese
Natasha Laurent, 2018

D’emblée, il faut dire que les 16 portraits photographiques de femmes inspirés de certains portraits de William Notman que Marisa Portolese aligne au Musée McCord souffrent de ne pas être présentés avec ceux du maître (1826-1891). Il faut consulter le catalogue de l’exposition Dans le studio avec Notman pour pouvoir comparer côte à côte quelques-unes des figures de femmes réalisées au cours de la seconde moitié du XIXe siècle par William Notman et celles tirées, en ce début du XXIe siècle, par l’artiste montréalaise Marisa Portolese dans des conditions à peu près semblables.

Pour réaliser les 16 portraits de son exposition Dans le studio avec Notman, Marisa Portolese s’est efforcée d’adopter les contraintes propres aux débuts de l’exploitation des techniques de la photographie : confinement dans un studio, appareil analogique, travail en argentique.

Au XIXe siècle, l’art de la photo est tributaire des normes de sa rivale, la peinture. C’est pourquoi les compositions de portraits, par exemple, exigent l’élaboration d’un décor avec des accessoires, et notamment une toile de fond. Le recours à une telle mise en scène donne l’illusion que le sujet a posé dans un salon ou au milieu d’un champ à la campagne.

Quoi qu’il en soit, entre Notman et Portolese, les différences sautent aux yeux. Portolese propose des photographies en couleur de grand format; les clichés de Notman sont en noir et blanc et de dimensions plus intimistes.

(Suite de l'article dans la version imprimée de Vie des arts)