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le drap blanc, 2017. Graphisme par d'ébène & blanc, Montréal, 6 x 9 pouces. 270 p.

 
« Mon père avait les yeux clairs et portait la barbe. ... Il était drôle et colérique. Il était sensible. Il fumait, il buvait; il n’a pas laissé grand­chose derrière lui. Je crois qu’il avait commencé à disparaître de son vivant déjà. Quand on a soulevé son corps, j’ai vu la légère empreinte qui creusait le drap, là où était posé son crâne. Puis elle s’est effacée, et le drap est redevenu lisse. C’est cette disparition qui a déclenché l’écriture de ce livre, cette absence que laissent les morts, avec laquelle ceux qui leur survivent tissent des fictions pour s’en sortir. »

– Extrait, le drap blanc

(Suite de l'article dans la version imprimée de Vie des Arts, à la page 84.)