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Pierre-Paul Bertin
Immobilisme azuré

En matière d’hommage au fleuve Saint-Laurent, ce que les paroles de l’illustre chanteur populaire québécois Robert Charlebois expriment d’une manière des plus évocatrices, la palette du peintre Pierre-Paul Bertin (1926-2006) le traduit d’une façon des plus oniriques.

L'envoûtement du « long chemin qui marche » Moliantegok pour les Abénakis, Wepistukujaw Sipo pour les Innus, Roiatatokenti pour les Mohawks, dénommé fleuve sainct Laurens par Samuel de Champlain (vers 1613) opère et consolide l’irrévocable décision de Pierre-Paul Bertin de s’établir à Québec. Ce qu’il a fait en 1967. À quarante et un ans, Pierre-Paul Bertin plante son chevalet sur les hauteurs des rives de Beauport. C’est là qu’il passera la deuxième moitié de sa vie. Créateur émérite et travailleur acharné, auteur d’une œuvre prolifique, il multiplie les sujets représentés tant en peinture, en sculpture, en gravure qu’en céramique. Il trouve toujours la technique la plus appropriée à la mise en valeur du thème de chacune de ses créations.

(Suite de l'article dans la version imprimée de Vie des arts)