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Le poète, si l’on en croit Mallarmé, est confronté au « vide papier que sa blancheur défend », lorsqu’il se prépare à écrire un poème. Le peintre qui crée des œuvres abstraites vit une expérience similaire lorsqu’il installe une toile vierge sur son chevalet. En effet, l’un et l’autre ne trouvent leur inspiration qu’en eux-mêmes. Contrairement à beaucoup d’artistes, Sylvie Adams ne recouvre pas son support d’une couleur de base. Elle accepte donc la confrontation avec la toile blanche pendant tout le temps où elle exécute l’œuvre...