Image
David Sorensen
Acculturation Grid Veil, 1996

L'exposition Forces vives : Trajectoires de l’abstraction rassemble les œuvres d’une trentaine de peintres et de sculpteurs. Elle offre une vision complexe et nuancée de l’art québécois affilié à la modernité entre 1960 et 2000.

Joli tour de force que de rassembler des œuvres signifi catives d’artistes de proue comme Jacques Hurtubise, Guy Montpetit, Marcel Barbeau, Rita Letendre, Jean McEwen, Jacques Huet, René Derouin, Marc Garneau, Robert Wolfe, Henri Saxe, Mario Merola, etc. Quelquesuns de ces artistes se situaient dans le sillage des automatistes ou participaient aux manifestations du mouvement plasticien. Une toile de Claude Tousignant, par exemple, au champ chromatique uniforme bleu cobalt, baignant dans un subtil halo, rehaussé de fi ns reflets, pourrait être associée au mouvement plasticien même si son auteur s’est toujours soustrait aux catégories formalistes où l’on a voulu le cataloguer.

Connu pour ses compositions aux grilles raffinées jouant sur un chromatisme très divers, en corrélation avec l’abstraction géométrique, David Sorensen, originaire de Saskatoon, est représenté par une grande toile aux notes fondamentales bleu ciel et vertes. Sorensen, ainsi que les sculpteurs Hugh Leroy de Toronto et David Moore, d’origine irlandaise, sont des artistes qui ont décidé de s’établir à Montréal et d’y mener leur carrière, s’intégrant ainsi à l’expressivité en vigueur au Québec.

(Suite de l'article dans la version imprimée de Vie des arts)