Karine Payette expose trois œuvres, dont une installation construite avec son propre mobilier empilé en équilibre précaire. L’artiste dénonce l’image trompeuse de stabilité que nous tentons de projeter. « Nos objets sont souvent notre propre reflet », souligne l’artiste. Un message que transmettent aussi les œuvres de Patrick Bérubé dans une réflexion sur la relation que nous entretenons avec nos objets. Une relation d’adoration dans le cas de Laurent Craste. Guillaume Labrie, lui, crée des associations entre des meubles ou des objets utilitaires et l’espace en opérant de fascinantes transformations. Quant à Chloé Desjardins, elle utilise la technique du moulage afin de fournir le moins d’information possible concernant l’objet que contiennent ses emballages. C’est à la fois un jeu entre l’évocation de l’objet, auquel le spectateur ne peut pas avoir accès, et la valorisation du contexte de présentation de l’œuvre. Les propos se font plus lourds dans la photographie de Shelley Miler, où la nature morte dénonce la société de consommation dans laquelle nous vivons.

Objets de tous les désirs
Artistes : Patrick Bérubé, Catherine Bolduc, Éric Cardinal, Laurent Craste, Chloé Desjardins, Peter Gnass, Guillaume Labrie, Shelley Miler, Karine Payette, Véronique La Perrière M.

Galerie SAS
372, rue Sainte-Catherine Ouest, Espace 416
Montréal
Tél. : 514 878-3409
www.galeriesas.com(lien externe)

Entrée libre.
Du 7 juin au 25 août 2012

 
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Vue d'ensemble

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Chloé Desjardins
Quelque chose (dérobé au regard)(2012)
Bois, bronze, peinture, Plexiglas

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Laurent Craste
Triptyque de l’adoration (2012)
Impression jet d’encre sur papier Archive Canson

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Karine Payette
Light in the box (2012)
Meubles, jouets, bois, moteur