Les productions de Gisèle Lefrançois ne sont pas sans rapport avec les œuvres tardives de Claude Monet, le célèbre peintre impressionniste. L’esprit « cosmique » imprègne aussi les visions qu’elle propose du milieu aquatique proche des plages ou encore des abords des marais : l’œil perçoit ainsi le lien qu’il peut y avoir entre la mer, la terre et la végétation. Sur le plan des formes, des aplats de couleur aux vagues bordures géométriques contribuent à donner aux compositions un caractère de mystère.

 
La musicalité chromatique chez Gisèle Lefrançois tient aux zones de couleurs secondaires : vert prairie, vert moutarde cernant des zones de couleurs primaires, rouge, bleu… La lutte des tons et des formes conduit à une résolution harmonique.

L’illusion de rugosités et de dénivellations – on aurait envie de toucher les peintures – ne cesse de déjouer le regard. Le travail des techniques mixtes suggère des textures, bien que la surface de la toile demeure parfaitement plane au toucher.

Gisèle Lefrançois aborde également la sculpture en pierre. Des figures totémiques ainsi que des figures empruntées aux archétypes chers à Carl Jung – synthèses parfois des formes humaines et zoomorphes – traversent son œuvre sculptée. Autant dans sa peinture que dans sa sculpture, l’artiste dévoile des rouages propres à l’analyse clinique et propose en même temps des voies d’intégration.

 
Centre d’exposition Pointe-Valaine
85, rue Oxford
Otterburn Park
Du 25 novembre au 7 décembre 2012

 
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