Loin d’être anodines, ces créations sont les œuvres d’adeptes du Yarn Bombing, une branche du street art principalement pratiquée par des femmes. Créé en 2005 par Magda Seyeg, propriétaire d’une boutique de vêtements à Houston, aux États-Unis, ce tricot-graffiti s’est rapidement répandu sur toute la planète. Au Québec, les collectifs Ville-laines et Maille à part sont très actifs, de même que d’autres artistes anonymes.
Les Yarn Bombers recouvrent les objets de l’espace public de tricots. Elles exposent ainsi leurs œuvres, qui surprennent les passants n’importe où, n’importe quand.
Elles ont choisi la laine pour son aspect réconfortant. Tout le monde a reçu un foulard, un chandail ou des pantoufles de grand-maman, et la vue de la laine fait remonter ces souvenirs.
Certaines veulent simplement détourner les passants de leur quotidien, alors que d’autres leur demandent de porter une plus grande attention à ce qui les entoure et de réfléchir sur leur manière d’occuper l’espace. Les plus militantes, elles, dénoncent les travers de l’homme, tel que son obsession pour l’argent, en plus des conséquences néfastes des grandes villes sur leurs habitants.
Les œuvres sont éphémères ; les artistes utilisent donc les blogues pour diffuser leurs créations et en conserver une image avant qu’elles ne disparaissent. Ils permettent aussi au public de suivre les activités des artistes.

Image
Les Ville- Laines à Osheaga 2012

Image
@EQCQ
Karine Fournier alias Tricot Pirate des Ville-Laines pendant l'installation du tricot pour libérer les Pussy Riot à Amnistie Internationale

Image
@EQCQ
Tricot pour libérer les Pussy Riot à Amnistie Internationale pendant le marathon d'écriture-8 décembre 2012

Image
Un tricot-graffiti des Ville-Laines devant les bureaux de Cactus, organisme communautaire qui travaille auprès des toxicomanes