L’absurdité se dégage de ces images vides de sens, mais placées sous les projecteurs et encadrées avec soin, parfois dans des boîtes lisses en plexiglas, parfois dans des cadres baroques d’une autre époque. On imagine ici les portraits de famille d’un salon de grand-mère, là, un étalage publicitaire, et à un autre endroit, l’environnement froid d’un corridor d’entreprise. Le cadre, l’écrin de l’image, habituellement effacé derrière l’œuvre ou du moins à son service, prend toute la place en l’absence d’un contenu signifiant. Il émane de l’ensemble une distorsion qui pousse à réfléchir sur le sens des images tellement omniprésentes qu’elles en deviennent invisibles. Selon Philippe Allard, le phénomène de pollution visuelle mène à une perte d’identité picturale.

Power Play est visible chez Articule jusqu’au 7 janvier 2013. Après le 22 décembre, la disposition de l’œuvre sera modifiée afin d’être présentée en vitrine. Un coup d’œil qui vaut le détour.

Philippe Allard
Power Play
Résidence de production : 10 - 21 décembre 2012
Présentation en vitrine : 22 décembre 2012 - 7 janvier 2013

 
262, rue Fairmount Ouest
Montréal
Tél. : 514 842-9686
www.articule.org(lien externe)

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Crédit photo : Photos fournies par l'artiste