Avec beaucoup d’habileté, l’artiste illustre le passage du temps. Ses œuvres sont les fruits d’essais et d’erreurs, de doutes à demi effacés, de repentirs. La peinture est grattée, sablée, masquée ou gonflée de lourds empâtements. Les tableaux donnent à voir un combat incessant entre le paysage, ses plans, sa profondeur, et la peinture elle-même qui se refuse à devenir mimétique. Striées, triturées, les surfaces, qui de près ont l’aspect poreux du béton ou font penser à la fragmentation écaillée de vieux murs jaunis, offrent de nombreux motifs abstraits où l’œil peut s’attarder longuement, en contemplation, avant de reconsidérer le paysage dans son ensemble.

À cette extrême matérialité vient se joindre la schématisation des formes. L’âme de ces lieux énigmatiques ne vit que par la suggestion. Les décorations, les fioritures ont disparu. Ne subsiste que la structure des lieux.
L’univers que présente Jessica Peters a un côté rude, âpre et pesant. C’est un monde grave et mélancolique qu’il faut d’abord ressentir. Avec le ciel de plomb, les murs massifs et les traverses piétonnières désertes, l’artiste trace le portrait émouvant et fantastique d’une humanité aux prises avec sa quête d’éternité et les forces de destruction qui s’y opposent.

Exposition récente :

LATITUDE L: Artistes émergents, Maison de la culture de Côte-des-Neiges, 1er décembre 2012 au 27 janvier 2013

 
Expositions en cours :

TOAE’s "Best of" 2012, FCP art gallery, Toronto
Du 21 janvier au 1er mars 2013

Va-et-vient/ Back and Forth, Musée d’art contemporain des Laurentides
Du 17 février au 7 avril 2013

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Colford

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Double sens

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Escale

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L'Oasis

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Parage