De plus, c’est la foire qui est apparue comme la plus conviviale : chapiteau plus ample et bien éclairé, kiosques d’exposition plus grands… Quelque 42 galeries d’art, dont une douzaine venant de l’extérieur du Québec, ont animé les journées du 26 au 28 avril. Elles ont offert aux 11 000 personnes (1 000 de plus qu’en 2012) qui ont visité la foire le plus large panorama qui soit des productions sur papier d’artistes modernes, contemporains et actuels.

Le chiffre des ventes, qui s’élève à 700 000 $ (100 000 $ de plus qu’en 2012), est largement attribuable aux achats effectués par les responsables des collections des grandes entreprises publiques et privées suivantes : Banque Nationale, Loto-Québec, Hydro-Québec, Tourisme Montréal, Cirque du Soleil, Desjardins, Senvest et Cenovus. De l’avis de la majorité des exposants, les ventes aux particuliers ont été nettement plus faibles cette année que lors des années passées. Ils n’attribuent pas tous ce fléchissement à la conjoncture économique difficile. Certains d’entre eux estiment que l’image qu’affiche la Foire Papier auprès du public, événement d’éducation ou de démocratisation de l’art contemporain, vient oblitérer le caractère commercial de la Foire. Ils rappellent que les galeristes sont des marchands et que leur survie dépend des ventes d’œuvres d’art. Ils jugent donc que la Foire Papier devrait avoir la franchise de publiciser fortement cette réalité. Une telle mesure aurait l’avantage de permettre aux galeries d’art de recourir à des stratégies de marketing ouvertes et inventives. Enfin, parmi les visiteurs, cette année, on dénombrait une large proportion d’artistes et d’étudiants en art à la recherche de galeries pour exposer leurs œuvres. L’offre excèderait-elle la demande ?