La trentaine d’œuvres exposées sont regroupées en quatre thèmes : «La transparence et l’aura»; «L’objet et la sculpture»; «La narration et l’histoire»; «La nature et la vie». De nombreuses méthodes sont utilisées : verre façonné au chalumeau, verre soufflé, gravé, taillé, poli, thermoformé, moulé...

Dans le premier thème, l’œuvre de Susan Edgerley, Chatoiement (2008), joue sur la transparence du verre et l’opacité de l’ombre portée.
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Patrick Primeau, avec Sans titre de la série Cactacea (2009), prend sa place dans la section «L’objet et la sculpture», pour illustrer le propos selon lequel, même utilitaire, un objet peut être une œuvre d’art
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Le thème «La narration et l’histoire» accueille Mes mille peaux de bêtes (2009) de Michèle Lapointe. L’œuvre est composée de trois fioles au long col très étroit, contenant dans leur base des fragments de poupées de porcelaine. L’artiste poursuit là ses thèmes favoris de la mémoire et de la maltraitance. L’œuvre de Vanessa Yanow, Collaborer avec son histoire Incarnation I (2008), est un coussin brodé dont la rosace centrale est remplacée par des capsules de verre renfermant brins de laine et textes brodés.
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La dernière section, «La nature et la vie», présente des œuvres particulièrement intéressantes : Palpitations (2009), d’Annie Cantin, un assemblage de ventouses de verre et de miroirs, rappelant des ventricules cardiaques; Ça s’est passé au jardin Inconnu (2009), de Dominique Beaupré-St-Pierre, qui dresse ses tubulures enroulées, comme des lianes fleuries trempant dans un vase empli de sang; Corps étrangers VIII (2005), de Carole Pilon, un buste de verre incolore, sans tête, dont les deux jambes se transforment en racines.

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L’exposition a déjà circulé un peu partout au Québec avant de se poser au MNBAQ. Il s’agit donc de la dernière occasion de la voir.

 

Photos : Anne Charpentier