Au sous-sol de la galerie, l’installation de Mathieu Cardin se distingue particulièrement. L’espace, quelque peu austère, est totalement réinvesti par l’œuvre Reality Sucks. Hommage assumé à Étant donnés de Marcel Duchamp, l’artiste trace un jeu de piste pour le spectateur. C’est en passant par une pièce exigüe qui ressemble à un débarras (installée par l’artiste) que l’on peut accéder à la salle principale. Un casier en fer sert de sas entre les deux pièces et conduit le spectateur dans l’univers minéral de l’artiste. On y découvre des sculptures, des morceaux de bois taillés en cristaux qui trainent à terre, presque abandonnés. Comme pour l’œuvre de Duchamp, c’est au travers d’une percée dans les cloisons dressées par Mathieu Cardin lui-même qu’on découvre l’œuvre principale. Il faut donc devenir complice de l’artiste, accepter de regarder par le biais de cette lucarne, pour voir le paysage de l’œuvre.

À l’étage, les impressions numériques d’Amalia Fieuzal présentent une ville fantomatique, fantasmée et inquiétante. Les installations d’Elise Robichaud Guibault rappellent là encore Duchamp. Enfin, Julia Borderie, Kristin Nelson et Jude Griebel présentent leurs sculptures et installations au rez-de-chaussée.

En ouvrant ses portes à la relève artistique, la galerie tisse des liens pour l’avenir. Elle collabore d’ailleurs de façon régulière avec d’anciens participants, comme Karen Kraven qui exposera prochainement.

Collision 10
Julia Borderie, Mathieu Cardin, Philippe Chabot, Amalia Fieuzal, Jude Griebel, Kristin Nelson, Élise Robichaud-Guilbault

Du 26 février au 15 mars 1014

Parisian Laundry
3550, Saint-Antoine Ouest
Montréal
Tél.: 514 989-1056
www.parisianlaundry.com(lien externe)

Du mardi au samedi de 12h à 17h
Des visites privées sont également possibles sur rendez-vous.

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Mathieu Cardin
Reality Sucks
Détail d’installation