Gilles Coudert a filmé l’ambitieux projet du début à la fin. Daniel Buren, l’artiste, en présente les lignes directrices ; Patrick Bouchain, l’architecte, en exalte les mérites ; Marc Sanchez, le commissaire, reprend ce que dit l’artiste ; Patrice Bousteau, rédacteur en chef de la revue Beaux-Arts, ne tarit pas de superlatifs élogieux…

Fidèle à sa marque de commerce – l’érection de bandes alternées d’une largeur identique –, Daniel Buren a décidé d’en faire des piquets au service d’anneaux sur lesquels est tendue une pellicule translucide orange, bleu, jaune ou verte qu’ils soutiennent à raison de quatre par cercle. Le résultat : une forêt de poteaux baignant dans la lumière tamisée par les centaines de filtres circulaires dont la surface, à l’exception du centre où reposent cinq miroirs, s’étend sur la totalité du monument.

Des pellicules bleues recouvrent la verrière qui forme le dôme principal du Grand Palais. Le public déambule et slalome au sein d’un labyrinthe. À l’occasion, des chanteurs, des danseurs et des comédiens divertissent le public, qui assiste à leur prestation assis ou couché sur les miroirs de l’agora que constitue le centre de la construction.

Et voilà.

Il s’agit certes d’une prouesse installative. Mais pour spectaculaire qu’elle soit, elle n’en trahit pas moins sa tranquille prétention et son vide vertigineux.

 
Daniel Buren, Monumenta 2012
France / Gilles Coudert / 2013 / couleur / 52 min / français

 
Jeudi 27 mars, à 21 h
Musée d’art contemporain de Montréal
185, rue Sainte-Catherine Ouest

Image

 
Autres articles sur les films du FIFA :

Les Chercheurs d’art : Portraits de collectionneurs

Rome, entre la fontaine de Trevi et la fontaine des Tortues

The New Rijksmuseum 4 : du rire aux larmes

L’image mouvementée, l’image en mouvement

Tadao Ando, l’architecte du vide et de l’infini

Le cri d’Armand Vaillancourt

From Grain to Painting

Marie Chouinard - Le Sacre du Printemps

Une chaise pour un ange