C'était le 26 mai. Ça s’est passé au Théâtre Saint-James, une ancienne banque au porche de temple grec antique et dont l’enceinte a été retouchée dans un style baroque et très victorien. Bref, dans un lieu somptueux et idéal pour une fête. Et justement, c’était le soixantième anniversaire de la revue Vie des Arts. Pour célébrer un tel événement, il fallait des artistes, des galeristes, des collectionneurs, de simples amateurs d’art, des dirigeants de musées, des commanditaires, des représentants des organismes de subvention et des critiques d’art. On en a compté un peu plus de trois cents.

Ce même soir, à Montréal, il y avait beaucoup d’autres événements. Mais aux trois cents personnes qui sont venues célébrer les soixante ans de Vie des Arts, Louise Roy, co-présidente d’honneur du Gala 2016, a simplement dit « Merci de nous avoir choisis ! » Avec elle, Sébastien Barangé, co-président d’honneur, s’est réjoui de la diversité des activités culturelles, en particulier dans le champ des arts visuels dont le public de la soirée était un vivant reflet.

Merci d’avoir fait preuve de tant de générosité. Louise D’Anjou, présidente du conseil d’administration, a judicieusement rappelé les importantes contributions de Power Corporation et de Loto-Québec qui ont notamment permis de financer le programme de la soirée. La présidente a salué les mécènes Georges Laoun, Opticien, Isabelle de Mévius (1700 LaPoste), Simon Blais (Galerie Simon Blais), Nicole Germain (Groupe Germain hôtels), Jean-François Brodeur (Encadrements Marcel), François Roy, Peter Young, Marc Régnier, Jean Saucier.

J’ai, pour ma part, souligné l’extraordinaire rôle des artistes et des galeristes qui les représentent dans le succès du gala. Je rappelle ici qu’ils ont fait don d’une oeuvre majeure et très représentative de leur travail (Voir Vie des Arts, no 242) afin qu’elle soit vendue au bénéfice de Vie des Arts sous la forme d’un encan discret qui a ponctué et animé la soirée.

Mais ce que je retiens surtout de ce rassemblement, c’est le sentiment que la revue Vie des Arts jouit aujourd’hui de l’estime et du soutien d’un public fidèle dont l’enthousiasme ne se dément pas. Louise D’Anjou a rappelé que Vie des Arts est la revue d’arts visuels dont le tirage est le plus élevé, la seule qui soit publiée depuis soixante ans sans interruption. Au-delà des mérites de telles performances, j’interprète ces résultats comme un signe de grande amitié pour ses dirigeants, les membres du conseil d’administration, pour ses auteurs, membres du comité de rédaction et collaborateurs, pour ses concepteurs visuels, et pour la petite équipe que j’ai l’honneur d’animer.

Aux trois cents personnes qui ont créé un soir de printemps une atmosphère si festive, j’adresse toute ma reconnaissance.

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