Changer pour continuer, continuer de changer. Si vous êtes lecteurs de Vie des Arts, vous avez dû noter qu’il y avait du mouvement depuis une grosse année. Ce site en est la nouvelle preuve.

Changements dans l’équipe d’abord. Dans les sujets ensuite. Dans la forme enfin. Comme à chaque étape de sa longue histoire débutée en 1956, que ce soit sous l’égide d’Andrée Paradis sa première directrice, ou de ses successeurs Jean-Claude Leblond et Bernard Lévy, la revue Vie des Arts s’actualise une fois de plus pour répondre aux enjeux du réel. Elle évolue pour être en prise avec son temps. Belle expression, vraiment, qui ne doit pas s’entendre seulement dans son sens métaphorique de synchronicité, mais aussi, de façon plus littérale, comme une nécessité de branchement. C’est ainsi que nous envisageons le nouveau site que vous avez devant les yeux : il est le symbole de notre ferme volonté de rester connectés.

Jeter des ponts

Conçue par Vortex Solution, nous avons imaginé cette plate-forme comme un réseau de ponts jetés avant tout vers le futur, mais permettant aussi de remonter dans le passé.

Vers le futur, via une mise en ligne de l’intégralité des prochains numéros et des articles qu’ils contiennent. Le tout mis en page dans des pages modernes et élégantes. Pas d’équivoque cependant : ce que vous trouverez ici, ce n’est pas seulement une version numérisée de la revue, mais bien une plate-forme avec sa propre vie, sa propre temporalité. Nous y égrainerons les articles de chaque numéro au rythme de l’actualité et les mêlerons avec des contenus exclusifs (comme cet article sur l’art au temps du coronavirus) et des trésors de nos archives (comme dans notre section « Il y a 50 ans dans Vie des Arts »). Il y a même un calendrier d’événements où les organismes culturels pourront librement annoncer leurs expositions, biennales, vernissages et festivals. Revenez nous voir régulièrement, il y aura toujours du nouveau.

Vers le passé, par une mise en valeur sans précédent de nos archives. L’art est une histoire qui ne cesse de se raconter. C’est pourquoi nous avons réuni ici tous nos anciens numéros consultables dans une liseuse moderne et ergonomique, mais surtout que nous avons pris soin de convertir nos 10 dernières années au format HTML. Soit 40 numéros et plus de 1000 articles, dont la consultation numérique n’aura jamais été aussi confortable sur ordinateur comme sur mobile (regardez ici, ou , ou encore ). Et cette offre de lancement n’est qu’un début, puisque nous allons entreprendre, numéro après numéro, de jeter les ponts toujours plus loin en indexant en HTML l’ensemble de nos archives. Un travail de longue haleine, mais qui nous semble nécessaire.

Depuis les prémisses du projet, la construction de ces ponts s’est appuyée sur deux valeurs cardinales secrètement reliées : la découvrabilité et la sérendipité. Deux notions qui reflètent respectivement la capacité d’un contenu à capter l’attention de l’internaute, et la capacité de l’internaute à découvrir un contenu qu’il ne cherchait pas. Toute l’ambition de ce nouveau site s’articule autour de ces deux pôles : attirer votre attention sur ce qui vous intéresse, puis vous rediriger vers de l’inattendu. C’est ainsi que nous envisageons la mission d’éducation et d’information qui est la nôtre. C’est ainsi que nous concevons notre mission.

Monétiser et honnêtiser

3 $ mensuels. Pour le prix d’un café par mois, vous pourrez profiter de ce nouveau ViedesArts.com de façon illimitée, de l’ensemble de ses articles comme de ses revues en PDF. Par an, ça ne vous reviendra même qu’à 30 $. Vous voulez aussi recevoir la revue ? Le tout vous coûtera à peine plus cher : l’abonnement d’1 an à la revue + le web illimité reste à 32 $. Vous voulez aussi des billets et laissez-passer d’une valeur minimale de 200 $ ? Nos abonnements 2 ans et 3 ans + web illimité + offres exclusives sont toujours à 56 $ et 81 $. Toutes nos formules sont ici.

Vous êtes un lecteur occasionnel ? Vous préférez vous faire une idée avant de vous abonner ? Vie des Arts vous offre 3 articles par mois, ceux que vous voulez, pour découvrir le site à votre guise. Nous aurions pu déployer un paywall classique, plus restrictif, bloquant par principe des articles choisis par nos soins, mais nous avons fait le choix de la démocratisation du contenu. En échange de la création d’un compte, la limite de consultation passe même à 4 articles gratuits par mois. Toutes nos revues PDF sont également en consultation libre, exception faites des 2 dernières années réservées aux abonnés.

Cette formule répond à deux objectifs : monétiser et honnêtiser notre offre. La réalité de Vie des Arts n’est pas très différente de celle des autres médias : sous l’effet de la diminution conjointe des abonnements et des recettes publicitaires, nous devons nous battre au quotidien pour dégager des revenus propres, générer des abonnements, attirer la publicité et solliciter les donateurs. Mais à titre d’organisme non lucratif, nous avons aussi ce beau devoir de transmettre du savoir. De faire rayonner le milieu des arts québécois et canadiens. C’est de la tension entre ces impérieuses nécessités qu’est né le pari d’un Vie des Arts numérique. Pour nous aider à le gagner, c’est très simple : il vous suffit de cliquer sur S’abonner.

Longue vie au papier

Mais ne vous méprenez pas : cette transition numérique n’annonce pas pour autant le déclin de notre publication papier. Au contraire même ! Avec ce nouveau site et ses réseaux sociaux, Vie des Arts est désormais un média moderne, multiplateforme, mais la revue restera toujours notre support de prédilection, le lieu où nous nous efforçons et efforcerons de donner aux artistes l’écrin qu’ils méritent. Est-ce parce que les arts visuels sont haptiques, volumétriques, expérientiels, que le discours sur eux ne semble s’exprimer pleinement que sur papier ? Sans doute. Nos abonnements revue + web répondent évidemment à ce besoin. Même si nous avons imaginé ce site comme une élégante émanation de la revue, ne vous étonnez donc pas s’il ne cesse de vous y reconduire : si les trois mois écoulés nous ont appris quelque chose, c’est bien que la matérialité appelle la matérialité.

Et profitez-bien de votre visite: il n’y a aucune limite de consultation pendant la semaine de lancement !