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(Exposition) LOUISE ROBERT
Elle erre à l’œil et au cœur
Salle Alfred-Pellan, Laval. 
Du 21 septembre 2025 au 4 janvier 2026

C’est sous le signe du rêve que se présente l’exposition consacrée aux œuvres de l’artiste Louise Robert. D’entrée de jeu, le commissaire Michel Huard invite à Rêver Louise Robert, alors que plusieurs tableaux affichent le mot rêve, véritable leitmotiv, voire injonction quant à la manière d’entrer en contact avec son travail. Sans doute est-ce parce que le parcours proposé est à la fois rigoureux et fluide que le rêve peut s’immiscer dans une déambulation où l’imagination est continuellement nourrie, dans un cadre pourtant structuré. La présentation invite à la flânerie et au plaisir de la découverte. Dans L’art : une histoire d’expositions (2009), l’auteur Jérôme Glicenstein rappelle que la salle d’exposition agit comme un espace de jeu, tandis que la scénographie, en tant que marqueur symbolique, oriente les publics quant à l’attitude à adopter et à la façon de tirer parti des codes mis en place.
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L’Histoire, parfois, se tait. Des récits de revendication et d’émancipation se dissimulent sous la gravité des discours dominants. Pourtant, il arrive que ces histoires ténues d’espoir affleurent à travers les sédiments du sol, dans des interstices à déterrer ; parmi des coquilles, au centre des noyaux. Le projet In the Underbelly of a Kernel de la prodige Eve Tagny, présenté à l’association d’art Westfälischer Kunstverein, en Allemagne, fait écho à la propension de l’artiste à implanter des jardins dans des espaces d’exposition. Elle conçoit cet espace comme un système symbolique sillonné par la mémoire, les cycles des saisons et les dynamiques de pouvoir, notamment celles issues des histoires coloniales et de leurs douloureux héritages. Pour Tagny, ces terreaux fertiles disent tout : ils exhument les silences, et la vérité (re)prend alors vie.
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Ce qui nous lie, Marc-Antoine K. Phaneuf et moi, hormis le fait que nous ayons étudié ensemble en histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), c’est notre intérêt commun pour le hockey. Adolescente, j’étais fascinée par le décorum et le style « vestons-cravates » des hockeyeurs. Mon père, arbitre et joueur, m’expliquait alors que le protocole est très important au hockey et que les joueurs doivent incarner le sérieux du sport et l’investissement qu’il requiert, en plus d’être dignes de la figure iconique qu’ils endossent. Dès lors, j’associe protocole et habits du dimanche : deux éléments qui nous ramènent à l’artiste toujours tiré à quatre épingles.
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Si le deuil est un processus d’adaptation face à la perte et au changement, le deuil écologique, quant à lui, touche le trépas de l’environnement naturel tel qu’on l’a connu. Cette notion est le fil conducteur de l’exposition collective d’une poignée de terre, in a handful of soil, une proposition audacieuse de la commissaire Noémie Fortin, conçue sous la forme d’un parcours prenant racine au centre Adélard et se déployant dans cinq sites funéraires du village de Frelighsburg, en Estrie. Spécialisée dans l’art écologique hors institution, Fortin explore ces espaces en tant que lieux liminaires – entre vie et mort, visible et invisible, pérenne et éphémère.
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L’inattendu, la surprise, le hasard bien fait : autant de moments décisifs, fréquemment espérés, au cours d’un processus de recherche artistique. Bien que l’on puisse commencer avec une idée précise, une hypothèse, la démarche devient d’autant plus intéressante lorsqu’elle s’ouvre à l’imprévu et à la découverte fortuite. Cette sérendipité s’observe souvent dans le travail de Yann Pocreau ; elle en constitue même parfois le point de départ. Incontestablement, le sujet principal qui traverse les œuvres de l’artiste depuis plusieurs années est celui de la lumière. Quoi de plus étonnant et de plus versatile que ses effets sur les surfaces matérielles et immatérielles de ce monde ?
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Présentée et développée en collaboration avec AXENÉO7, l’exposition vert soleil green sun réunit les projets soif de communauté/hungry for community d’AM Trépanier, ainsi que Pologne-en-Québec de Sarah Chouinard-Poirier et de Kinga Michalska. Les trois artistes ont travaillé en diapason sur leurs projets respectifs de longue haleine, contribuant les un·e·s les autres à la mise sur pied de leurs œuvres. Il est question de ruralité et de queerness. Des groupes de personnes queers et trans qui mettent leurs désirs utopiques en action. Iels quittent la ville et se regroupent en communautés pour mieux s’émanciper, mieux cultiver la terre et mieux respirer. La proposition archivistique d’AM Trépanier nous invite à découvrir ces récits de vie et à écouter les voix de ceux·celles qui s’y sont mouillé·e·s. Parallèlement, Pologne-en-Québec en fait la satire dans un docu-fiction et une fable folklorique empreints d’humour.
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Voir, vaciller. En entrant dans la Galerie R3 de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), je me suis demandé sur quoi mon regard devait s’arrêter pour s’engager pleinement avec ce qui se trouvait devant moi, derrière moi et sous mes pieds enveloppés de pantoufles de papier bleu. Je venais de marcher – littéralement – dans une abondance de couleurs, de lignes, de traces de mouvements de l’artiste visuel Guillaume Desrosiers Lépine.
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Le Labo, espace d’innovation au cœur des arts médiatiques torontois, a accueilli S4M4R3S, une installation du duo montréalais aenl. Situé au studio 401 Richmond, ce lieu est bien plus qu’un simple espace d’exposition ; c’est l’unique centre d’artistes autogéré francophone de Toronto et du sud de l’Ontario. Il constitue un terreau fertile pour l’expérimentation, privilégiant des pratiques interdisciplinaires et numériques. En effet, depuis sa fondation en 2006, sous l’impulsion du cinéaste d’origine française Babek Aliassa et avec le soutien d’artistes de tous horizons, cet organisme n’a cessé d’ouvrir ses portes à la communauté artistique francophone et francophile de la métropole.
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L’exposition Éloge d’un fauteuil maudit dénonce la situation des personnes handicapées au Québec, au Canada et plus encore en présentant des installations multisensorielles en deux et en trois dimensions, et ce, à l’échelle humaine.
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(Exposition) BERIROUCHE FEDDAL
Dans les plis du souvenir, les couleurs se taisent 
Commissaire : Alexandre Potvin
Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, 
Montréal. Du 19 juin au 24 août 2025

Présentée à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, l’exposition Dans les plis du souvenir, les couleurs se taisent propose un large corpus d’œuvres de Berirouche Feddal réalisées entre 2020 et 2025. À cette occasion, l’artiste s’est lié au commissaire Alexandre Potvin afin d’explorer avec lui le thème de la mémoire à travers le deuil. Le propos se déploie dès lors en un récit polyphonique : la voix d’une mémoire intime et familiale, et la voix d’une histoire collective déchirée par l’héritage du traumatisme de la colonisation de l’Algérie. Berirouche Feddal met un point d’honneur à raconter les histoires de disparu·e·s pour exposer les processus du deuil. L’artiste partage sa mélancolie du temps qui passe, des époques révolues et des traditions qui s’effacent. Héritier des pratiques ancestrales des femmes amazighes, un groupe ethnique autochtone d’Afrique du Nord, Feddal insiste sur leur pouvoir révolutionnaire.