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Nous créons dans un contexte où l’autonomie est devenue un impératif. L’artiste est sommé·e d’incarner une singularité identifiable, d’assumer l’originalité comme propriété. Le solo n’est plus seulement une forme : il fonctionne comme un modèle de subjectivation. Dire « je » ne relève plus d’une simple position grammaticale ; cela opère comme un qualificatif. Le « je » garantit l’authenticité, rend possible l’attribution.