Vie des arts et Le Conseil des arts de Montréal sont heureux d’annoncer les trois finalistes du prix Polygone 2026. Ce prix a pour objectif de mettre en lumière des pratiques artistiques peu représentées, au potentiel d’enrichir les repères autant esthétiques que sociaux.
Le jury était cette année composé de Philippe Battikha (artiste sonore et de la performance), Marie-Ève Beaupré (Fondation Molinari) Antoine Bertron (Galerie d'art contemporain) et Florent To Lay (SKOL), avec l'apport des membres des équipes du Conseil des arts de Montréal et de Vie des arts (Marie-Michèle Cron, Charlie Goulet-Marcil, Ji-Yoon Han). L'attention du jury s’est arrêtée sur trois démarches pour les visions singulières qu’iels portent sur le monde, ainsi que leur apport à la collectivité montréalaise et québécoise.
Félicitations aux trois finalistes :
Laura Acosta et Santiago Tavera
Kinga Michalska
Florencia Sosa Rey
L'artiste ou le collectif d'artistes lauréat·e bénéficiera d’une bourse de 10 000 $ en plus de faire l’objet d'un article dans la revue Vie des arts. Son identité sera dévoilée dans le cadre d'une remise de prix à venir cet automne (plus de détails à venir).
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Laura Acosta et Santiago Tavera
Laura Acosta et Santiago Tavera sont des artistes colombien·ne·s-canadien·ne·s établi·e·s à Montréal. Leur pratique collaborative se situe à l’intersection des recherches de Tavera sur les récits numériques et les environnements interactifs et de l’exploration de la performance et du textile menée par Acosta, donnant lieu à des scénographies immersives et à des performances élargies. Depuis 2017, le duo développe une série de travaux transdisciplinaires qui explore les multiples façons dont la relation entre le corps et l’espace peut être réimaginée par la combinaison d’éléments physiques et numériques. Leurs œuvres proposent des fabulations spéculatives qui abordent les thèmes de la visibilité, de l’appartenance et de l’identité dans une perspective diasporique, queer et féministe.
Le duo a présenté son travail au Canada, notamment à Articule en 2018, au MAI en 2020, à SUR Gallery en 2021, à Projet Casa et dans le cadre de La Grande rencontre des arts médiatiques en Gaspésie en 2022, à OPTICA en 2024 et à OBORO en 2026. À l’international, iels ont exposé au Festival Internacional de la Imagen, à Manizales, en Colombie, en 2018, à la Changwon Sculpture Biennial, en Corée du Sud, en 2023, ainsi que dans le cadre de l’International Symposium on Electronic Art (ISEA), en 2025. Le duo a été nommé pour le prix Plein Sud en reconnaissance de ses réalisations artistiques au Québec en 2021, ainsi que pour la liste préliminaire du prix Sobey pour les arts, décerné par le Musée des beaux-arts du Canada, en 2023. Leurs projets bénéficient du soutien continu du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Actuellement, Santiago Tavera est professeur adjoint au programme Intermedia du Département des arts plastiques de l’Université Concordia, où Laura Acosta poursuit un doctorat en sciences humaines et en recherche-création.
Site web (Laura Acosta)
Site web (Santiago Tavera)
Kinga Michalska
Kinga Michalska est un·e artiste polonais·e queer basé·e à Tiohtiá:ke/Mooniyang/Montréal. Sa pratique est ancrée à l’intersection de la vidéo, de la photographie et du cinéma. Son travail examine les enjeux de mémoire, d’identité, de déplacement et de hantise. Iel s’intéresse à la périphérie de ce qui fait l’histoire : les historien·ne·s amateur·rices·s, les processus géologiques, les rumeurs de petite ville, les rencontres étrangères et la fiction spéculative. Iel détient un baccalauréat en études culturelles de l’Université de Varsovie et une maîtrise en photographie de l’Université Concordia. Son travail a été présenté dans de multiples expositions et festivals de cinéma au Canada, en Pologne, au Royaume-Uni, en Corée du Sud, en Suisse, en Italie, en Finlande, en Serbie, en Roumanie et en Allemagne. Son premier long métrage documentaire a été présenté en avant-première à la Berlinale 2025. Iel est actuellement en résidence à l’Écart, à Rouyn-Noranda, où iel développer de nouvelles itérations du projet vidéo Pologne-en-Québec, réalisé en collaboration avec l’artiste Sarah Chouinard-Poirier.
Florencia Sosa Rey

Florencia Sosa Rey œuvre en arts visuels et est basée à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. Sa pratique multidisciplinaire, ancrée dans une sensibilité corporelle, se déploie principalement à travers le dessin abstrait, la performance et la vidéo, et articule des questions sur l’histoire socioculturelle que porte le corps.
En 2022, Florencia présente FatherDaughter, une performance en espace public soutenue par la Fondation Phi, à Montréal. En 2023, l’artiste signe sa première exposition solo, In Search of Breathful Intimacies, à Plein sud, centre en art actuel de Longueuil. Son travail est ensuite présenté à Montréal dans les expositions collectives Arthlétisme, à Artexte, commissariée par Didier Morelli, puis Fils flux figment, au Livart, en collaborastion avec ARTCH. Sa performance de trois heures, Comment rester, est présentée en 2024 à la Fonderie Darling, à Montréal. Son premier court-métrage est diffusé en 2025 dans l’exposition Ces vibrations qui nous traversent, à DRAC Art actuel, à Drummondville. La même année, elle présente sa seconde exposition individuelle, On Horizon and (Un)Belonging, à la Galerie Foreman de l’Université Bishop, à Montréal.
Florencia participe à plusieurs résidences d’artistes au Québec et à l’international, notamment à Est-Nord-Est, à Saint-Jean-Port-Joli. Son travail a été présenté au Canada, en Islande et en Argentine. Sosa Rey est récipiendaire de bourses du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec, d’ARTCH et de LOJIQ.
Présentation du prix
L’agencement des angles qui composent le polygone, les bases qui lui tiennent lieu d’assises, tout comme ses manières de se déployer sont d’une infinie diversité. Un prix est créé à son image, afin de soutenir la multiplicité des provenances et des modes d’être et de faire de la création et de mieux reconnaître la diversité des pratiques en arts visuels.
Présenté par le Conseil des arts de Montréal et la revue Vie des arts, le prix Polygone récompense un·e artiste ou un collectif à toute étape de leur carrière, dont la pratique professionnelle, tous médiums confondus, explore des avenues de recherche peu représentées, voire invisibilisées, et présente un fort potentiel d’enrichissement de l’imaginaire et des significations produites sur l’art, tout en contribuant à faire évoluer les repères esthétiques et sociaux. Qu’il s’agisse d’artistes autodidactes ou issu·e·s de parcours atypiques, elles et ils doivent avoir obtenu une forme de reconnaissance de leurs pair·e·s.
Le prix Polygone reconnaît le travail d’un·e artiste ou d’un collectif d’artistes ayant une pratique en arts visuels, en octroyant une bourse de 10 000 $ du Conseil des arts de Montréal en plus d'un article à propos de sa démarche dans la revue Vie des arts.
Le prix vise à :
- Mettre en lumière des pratiques singulières et sous-représentées en arts visuels;
- Valoriser la diversité des langages artistiques, des codes formels et des approches critiques en arts visuels;
- Sensibiliser le public à cette pluralité de pratiques;
- Soutenir le développement et le rayonnement des artistes finalistes et de la personne ou du collectif lauréat·e ;
Faciliter l’intégration et la mise en réseau de ces artistes au sein du milieu professionnel des arts visuels montréalais.
Finalistes et lauréat·e du prix Polygone 2025
Andes A. Beaulé (lauréat·e)
Yen-Chao Lin
Marion Schneider
Finalistes et lauréat·e du prix Polygone 2025
Pascale C Tétrault
Tina Lam
Jean-Pierre Mot (lauréat)