Dossiers
(Hiver 2015-2016) No. 241
(Texte) Marine Van Hoof

Il vaut mieux commencer tôt ! Ce qu'en pense une enseignante de cégep

Un coup d’œil sur la trajectoire académique des artistes en arts visuels montre qu’ils sont nombreux à s’être inscrits à un Cégep où domine l’art ou offrant des cours en art.

Avoir eu peu de cours en art au Cégep, est-ce un handicap si l’on veut poursuivre des études pour obtenir un Bac en arts visuels après ?

À cette question, Vivian Gottheim, artiste, qui a donné durant 14 ans au Cégep Marianopolis à Montréal le cours Intro to Studio Art1, répond : « Mes élèves qui avaient plus d’affinités avec les sciences étaient habitués à une approche disciplinée où l’on cherche à éviter l’erreur. Il leur fallait d’emblée savoir « à quoi servait le dessin », par exemple. Le contact avec le cours Intro to Studio Art leur a appris à s’affranchir d’une certaine rigidité pour se risquer dans de l’exploration sans pour autant manquer de rigueur. Les étudiants plus habitués aux arts visuels, plus tournés vers l’expression de soi, avaient plus de facilité au premier abord, mais ils devaient acquérir de la discipline dans leur travail. La combinaison des deux tendances au sein de la même classe s’est révélée bénéfique pour tous. »

La situation idéale est d’avoir été encouragé dès son jeune âge, dans sa famille, à l’école ou dans des cours divers.

Est-il important de s’être ouvert à l’art très tôt ?

« En art, quiconque se lance seulement vers 18 ou 19 ans se trouve à devoir rattraper un certain retard par rapport à ceux dont la formation est plus précoce. Il faut se rappeler que la concurrence est forte et donc les candidats artistes, nombreux. On ne s’improvise pas facilement étudiant en art. La situation idéale est d’avoir été encouragé dès son jeune âge, dans sa famille, à l’école ou dans des cours divers. Tout ce qui aura été accumulé comme expérience et connaissances contribue à faciliter les études en art. En ce qui concerne la décision d’aller étudier à l’étranger dès le niveau du Bac, Vivian Gottheim est d’avis que la construction d’un cursus se fait en pensant à l’implantation et au réseautage. Mieux vaut débuter dans sa ville, quitte à faire une maîtrise ailleurs ou dans un autre pays après. »

Extrait d’un entretien réalisé à Montréal le 24 septembre 2015.

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