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(Livre) Céline Huyghebaert, "nos suppressions" 
(Montréal : Éditions Artexte, 2025), 250 p.

"nos suppressions" débute par le détail d’une feuille cornée. Un papier sans texte ni motif, aux contours altérés, est placé en couverture du livre sans rien énoncer. Cette apparition dépourvue de titre et de noms est le premier geste de Céline Huyghebaert pour nous faire entrer dans les 250 pages de ce livre-objet. Ce dernier nous offre une plongée dans le travail qui a occupé l’artiste entre 2016 et 2025. Elle y poursuit la tentative de constituer une archive fictive de l’artiste a., figure principale du livre aux côtés de la narratrice Céline Huyghebaert. La correspondance, les fragments littéraires et visuels, la citation et l’écriture au « je » tracent une suite de segments discontinus, comme autant de pointillés. L’artiste défait l’écriture linéaire d’une existence artistique en y intégrant ce qui n’a pas été réalisé : des œuvres fantômes dont elle cherche les absences. À partir de cette part manquante, Céline Huyghebaert s’attelle à donner une place à ce qui n’apparaît pas.
Portraits
Cette histoire sociale et thématique fait référence au genre documentaire du cinéaste québécois Pierre Perrault. Elle englobe plusieurs œuvres sur lesquelles l’artiste travaille depuis 2012, et s’appuie sur la photographie, la vidéo, la performance et même l’art sonore : « Mon travail se trouve…
Perspectives
À la fois historique et actuelle, son approche l’amène à explorer des fonds d’archives spécifiques comme celui du Centre canadien de la photographie à Ottawa, ou des collections comme celle d’Artexte qui réunit à Montréal plus de 27 000 publications consacrées aux arts visuels. La chercheuse a…