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Chroniques

(Artiste) CÉLIA BEAUCHESNE

Les bords adoucis de Grotto I (2025) me rappellent la rondeur d’un miroir de coiffeuse antique. En raison de son contour ovale irrégulier, j’imagine porter Grotto II (2025) à mon cou, en un médaillon pouvant contenir une ou deux petites photos. Dans les deux cas, les pièces me semblent pouvoir renfermer des visages ronds bien-aimés. Puisque les traits qui composent ces ovales ne ressemblent pas à ce qui à priori constitue une figure humaine, je me demande pourquoi je prétends m’y voir. Célia écrit ma réflexion 1 et reflète ce retour de ma pensée sur elle-même. Elle poursuit : harmonie entre les formes (équilibre), cohabitation (rencontre entre les matières). Examiner ses plaques d’argile avec attention me permet de méditer sur ce qu’il y a de commun et d’autoréférentiel dans leurs tracés mi-vers, mi-chenille.
Chroniques
Je reçois la plus récente exposition d’Orise Jacques-Durocher, Utopie, oiseaux, etc., comme la possibilité, qui devient la nécessité, puis la générosité d’abriter les invisibles. Mon corps est bien sûr trop lourd pour être porté par ses cubicules aériens, mais, parce qu’ils ont désormais un lieu pour être hébergés, les volatiles en moi se révèlent. Par-là, j’entends les rêveries, superstitions et puissances qui ressemblent à des mouvements d’ailes. Les nids complexes que je contemple permettent aux parts aérées de ma conscience de prendre de l’ampleur.
Dossiers
Aube, nuages nocturnes, nuée d’oiseaux sont projetés sur l’écran posé sur le sol, tel un livre ouvert qui se tient debout. Comme à l’extérieur, dans la pièce tout est noir, blanc, gris. Sophie m’écrit : « J’ai hâte de voir comment les corps spectateurs s’inséreront dans le travail1. » L’image d’une…