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(Photo) Carolyne Scenna, Sodium (2025).
Vue de l’exposition. Diagonale, Montréal.
Photo : Jean-Michael Seminaro. Courtoisie de l’artiste
Quand je repense aux nombreuses œuvres et expositions vues en 2025, ce sont paradoxalement les plus évanescentes, les plus ténues qui me reviennent en tête. Comme si, devant la surcharge de stimulations et d’informations que l’on subit quotidiennement, seule « l’immersion faible », comme la nomme l’artiste Grégory Chatonsky, nous permettait de retrouver un rapport sensible au monde. Ce dernier écrit : « Les immersionismes faibles tentent de remédier au caractère totalisant de l’immersion en transformant la palpitation externe […] en une expérience interne ou esthétique qui consiste à sortir du sentiment immersif au moment même de son expérience par la réflexion et la mise à distance du sujet qui perçoit. »
Les artistes contemporains s’intéressent toujours au phénomène de l’accident, mais ils l’appréhendent souvent de façon oblique, détournée. En témoigne Les quatre récits d’Alice (2020), installation vidéo qui a pour base une mésaventure qu’a vécue la grand-mère de l’artiste Myriam Jacob-Allard : un…