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Quand nous parlons de Françoise Sullivan avec nos collaborateur·rice·s, il n'est pas rare qu'on nous raconte une anecdote à propos d'une rencontre ou d'une relation avec l'artiste comme si tout le monde du milieu de l'art avait déjà croisé son chemin. Nous vous présentons ici quatre témoignages qui réflètent quatre facettes de Françoise Sullivan, de son œuvre et de son impact dans la communauté artistique (mais pas que).
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Dans la foulée des célébrations marquant le centième anniversaire de Françoise Sullivan en 2023, le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) a déployé une série d’événements rendant hommage à cette figure majeure de l’art québécois, dont une soirée littéraire imaginée par l’historien de l’art Benoît Jodoin et commissariée par l’autrice Gabrielle Giasson-Dulude. Réuni·e·s par dizaines dans les sièges du Cinéma du Musée le 8 novembre 2024, les spectateur·rice·s se sont rapproché·e·s de la vie et de l’œuvre de Sullivan par l’entremise des mots de Denise Desautels, d’Andréane Frenette-Vallières, de Charles Guilbert, de Laurance Ouellet Tremblay et de Maude Veilleux – le tout accompagné des lignes de basse d’Alex Bellegarde. Nous vous proposons de découvrir l’un des textes présentés lors de cette soirée : celui de la poétesse Maude Veilleux.
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À titre de membre fondatrice du groupe des automatistes, Françoise Sullivan cosigne le manifeste Refus global en 1948. Au célèbre texte de Paul-Émile Borduas sont annexés huit autres textes, dont « La danse et l’espoir », seul écrit sur la danse (de surcroît, rédigé par une femme) au sein du recueil. Avec cette contribution, Sullivan livre un texte fondateur pour la danse moderne au Québec. Les propos de l’artiste, initialement prononcés lors d’une conférence à Montréal le 16 février 1948, sont engagés envers l’unification du corps et de l’esprit et font appel au ressenti, aux sensations et aux émotions dans la création de mouvements improvisés et instinctifs. Invitant les sensibilités à se manifester, les existences à s’incarner et les histoires invisibilisées à s’exprimer, elle lègue un héritage permettant d’imaginer le mouvement à partir d’une expérience située et féministe. Axée sur l’énergie interne et l’expressivité, l’approche de Sullivan s’avère précurseure des croisements entre pratiques somatiques et création chorégraphique expérimentale qui ponctuent aujourd’hui les arts visuels, la performance et la danse contemporaine.
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« L’âme mièvre, le tournoiement d’un insecte affolé ou l’état schizophrénique » : telle fut la description que fit un critique d’art de la série Sans titre de Raymonde April. Présentées en 1980 à la galerie Gheerbrant, les sept épreuves en noir et blanc, hautement contrastées, plongèrent ce dernier dans un univers sombre et domestique, habité par une figure féminine et ponctué de légendes telles que « Je m’effondrai en larmes sur le lit » ; « Dans ses yeux, une lueur étrange » ; « Mais qui donc pourrait me faire du mal ? », parmi d’autres.
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Récits visuels
Françoise Sullivan déambule dans la ville. Nous sommes au début des années 1970. Autour d’elle, on proclame « la mort de l’art1 ». L’artiste affirme alors : « Je ne peux imaginer ma vie autrement que dans l’art. Je suis désemparée. » Cosignatrice du Refus global en 1948, elle a déjà, derrière elle, un riche passé de chorégraphe, de danseuse et de sculptrice. La découverte de l’art conceptuel et de la performance lui ouvre, cependant, de nouvelles voies.
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C’est en s’interrogeant sur la fonction de l’art que l’expérience de l’œuvre apparaît de manière fondamentale et pragmatique. Par exemple, combien de fois un·e visiteur·euse a-t-il·elle dû s’arrêter, voire s’asseoir, pour laisser les couleurs de certaines pièces des peintres Henri Fantin-Latour ou Henri Matisse le·la transporter dans un état de conscience étrange et indescriptible ? On a aussi vu des gens pleurer devant des tableaux. Le fait n’est pas rare. Le pouvoir de l’art, sous toutes ses formes, est incontestable.
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Pourquoi Vie des arts (VDA) m’invite à recenser quelques idées à propos de Rituel festif – Portraits de la scène rave à Montréal, une série de photographies et un livre1 ? Certes, j’en suis l’initiateur avec l’artiste-photographe Caroline Hayeur. Essentielle, Nora Ben Saâdoune, journaliste, s’est jointe à nous pour le volet publication. A contrario de l’actualité de l’année de fondation de VDA, notre projet est entamé en 1996 et rendu public ici et à l’étranger à partir de 1997. En temps et lieu, nous réserverons des nouvelles à propos de « notre anniversaire ».
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L’espace public est un lieu complexe, dont la définition et l’usage sont influencés par les multiples structures gouvernementales qui se succèdent. Ce lieu force la collision entre différents idéaux, projets politiques et décisions hégémoniques. Comme la philosophe Chantal Mouffe1 le souligne, il est un « champ de bataille », le théâtre de conflits à caractère intimement sociaux. À notre époque, instable, ponctuée de révolutions et de tensions toujours plus variées, la liberté de positionnement et la pensée critique sont primordiales compte tenu des politiques qui modèlent nos réalités.
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Dans les paysages agricoles, les anniversaires ne sont généralement pas marqués : l’année où le père a légué la terre à sa fille, celle où l’on a semé pour la dernière fois, celle où l’on a bâti la nouvelle étable – autant de passages inscrits dans la mémoire familiale et collective, souvent sans date précise ni célébration. Ces signes discrets deviennent des points d’ancrage, portés par le récit oral ou simplement présents. Ils incarnent la tension constante entre ce qui demeure et ce qui disparaît, entre tangible et effacement, entre mémoire et oubli.
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(Photo) HOUSE OF COMMON 

À l’aube du 60e anniversaire de l’Atelier Graff et des 10 ans de L’imprimerie, centre d’artistes, nous, Caroline Boileau et Laurie Magnan, réfléchissons aux formes de célébration possibles des centres d’artistes autogérés, un modèle riche en héritage, mais traversé par de profondes mutations. Fondé en 1966, l’Atelier Graff, l’un des premiers centres autogérés au Québec, a marqué l’histoire des arts imprimés de la province en posant les bases d’un modèle alternatif fondé sur la coopération, la liberté créative et le partage des savoirs.